À Aného, le « Made in Togo » s’expose du 2 au 6 septembre

Au Togo, la promotion des produits locaux se poursuit en région. Après Sokodé, c’est au tour d’Aného d’accueillir une étape de la Foire « Made in Togo ». Le rendez-vous est prévu du 2 au 6 septembre 2026 sur l’esplanade de la mairie des Lacs 1. Organisée par le Centre togolais des expositions et foires, le CETEF Togo 2000, cette édition régionale entend rapprocher les producteurs des consommateurs et créer de nouvelles opportunités commerciales. La manifestation est placée sous le thème : « Transformation locale, un levier pour le développement de l’économie togolaise ». L’accès sera gratuit pendant les cinq jours de la foire, avec l’objectif de mobiliser aussi bien le grand public que les opérateurs économiques et les visiteurs.

Promouvoir la production locale

Producteurs, transformateurs, artisans et entrepreneurs sont attendus à Aného pour présenter leurs produits et leur savoir-faire. Plusieurs filières seront représentées, notamment l’agroalimentaire, l’artisanat, les cosmétiques et les boissons, ainsi que d’autres activités liées à la transformation locale.
Pour les exposants, l’enjeu ne sera pas seulement de vendre. La foire doit aussi permettre de nouer des contacts, d’élargir les réseaux commerciaux et de mieux faire connaître les produits fabriqués au Togo.

Cette proximité avec les consommateurs constitue l’un des objectifs de la stratégie de régionalisation du CETEF Togo 2000. Après une première étape à Sokodé, l’institution poursuit ainsi sa volonté de délocaliser certains de ses grands rendez-vous économiques afin de les rapprocher des différents territoires du pays.

Des échanges autour de la qualité

La foire prévoit également des activités de formation et de sensibilisation. Elles porteront notamment sur la qualité des produits, leur traçabilité et les exigences liées à l’accès aux marchés. Pour les organisateurs, ces échanges doivent contribuer à renforcer les capacités des entreprises locales et, à terme, leur compétitivité. Il s’agit aussi d’encourager les producteurs à mieux répondre aux attentes des consommateurs et aux standards nécessaires pour conquérir de nouveaux débouchés. Au-delà de la dimension commerciale, le rendez-vous vise donc à créer un espace d’échange entre entrepreneurs, consommateurs et autres acteurs de l’économie locale.

La transformation locale au cœur des enjeux économiques

Le choix du thème de cette édition régionale intervient dans un contexte où la transformation locale occupe une place importante dans les politiques économiques du Togo.
L’objectif affiché est notamment de créer davantage de valeur ajoutée sur le territoire, de soutenir les petites et moyennes entreprises, de faciliter leur accès aux marchés et de renforcer la visibilité des produits issus de la production nationale. À travers la promotion du label « Made in Togo », les autorités et les acteurs économiques cherchent également à encourager une consommation davantage orientée vers les produits fabriqués localement.

Aného, entre économie, culture et tourisme

Le choix d’Aného donne par ailleurs à cette foire une dimension particulière. Ancienne cité du littoral togolais, la ville est connue pour son patrimoine historique et culturel. L’événement devrait ainsi offrir un cadre de rencontres entre producteurs, entrepreneurs, investisseurs, partenaires économiques et visiteurs.
Pour le CETEF Togo 2000, cette implantation en région répond à un double objectif : rapprocher les grands événements commerciaux des populations et contribuer à la dynamisation des économies locales.

Pendant cinq jours, Aného devrait donc devenir un point de rencontre entre l’offre et la demande de produits locaux. Une manière, pour les organisateurs, de faire du « Made in Togo » non seulement un outil de promotion commerciale, mais aussi un levier de développement économique au niveau territorial. Reste à voir, au terme de cette étape, si les rencontres et les contacts noués permettront aux entreprises participantes de transformer cette visibilité en nouveaux marchés et en partenariats durables.

Idrissou Faisal