Le Togo veut franchir une nouvelle étape dans le renforcement de son dispositif national de cybersécurité. L’Agence nationale de la cybersécurité (ANCy) lance un Appel à manifestation d’intérêt (AMI) en vue de constituer un vivier national de compétences en cybersécurité. L’initiative vise à mieux identifier, référencer et mobiliser les expertises disponibles sur le territoire national afin de répondre aux enjeux croissants de sécurité du cyberespace togolais.
À l’heure où la transformation numérique s’accélère dans les administrations, les entreprises et les services essentiels, la disponibilité de compétences spécialisées apparaît comme un enjeu stratégique. Avec cet appel, l’ANCy entend ainsi renforcer la capacité du pays à anticiper les menaces, répondre aux incidents et consolider durablement la résilience de son environnement numérique.
Une cartographie nationale des compétences
L’objectif de l’initiative est clair : identifier les profils togolais disposant de compétences avérées en cybersécurité et constituer une base nationale de référence mobilisable en fonction des besoins. Le dispositif ne se limite pas aux parcours académiques traditionnels. L’appel s’adresse aux professionnels, experts, spécialistes, praticiens, chercheurs et autodidactes, mais également à toute personne en mesure de démontrer une expertise ou des réalisations concrètes dans le domaine.
Cette approche traduit la volonté de l’Agence de prendre en compte la diversité des parcours qui caractérisent aujourd’hui les métiers de la cybersécurité, où l’expérience pratique, les certifications, les projets réalisés et les capacités techniques peuvent compléter les formations universitaires classiques.
Un large éventail de spécialités recherché
Les compétences recherchées couvrent l’ensemble des principaux domaines de la cybersécurité contemporaine. L’ANCy cible notamment les profils spécialisés dans la cybersécurité offensive et défensive, les tests d’intrusion, la sécurité applicative, les systèmes et réseaux, le Cloud et les infrastructures, mais aussi dans la réponse aux incidents et l’investigation numérique. La Cyber Threat Intelligence, l’analyse de malwares, le DevSecOps, la gouvernance, la gestion des risques, la conformité et la protection des données figurent également parmi les domaines concernés.
L’appel accorde par ailleurs une place aux compétences liées à la sensibilisation, à la formation, à la recherche et à l’innovation, confirmant une vision de la cybersécurité qui dépasse la seule dimension technique pour englober les enjeux humains, organisationnels et stratégiques.
Qui peut candidater ?
L’appel est ouvert aux personnes de nationalité togolaise âgées d’au moins 18 ans, disposant d’une formation, d’une expérience professionnelle, de réalisations ou de compétences démontrées dans le domaine de la cybersécurité.
Les candidats devront également être disposés à respecter les exigences applicables en matière de confidentialité, de sécurité, d’éthique et de déontologie.
Une échéance fixée au 30 octobre 2026
Les personnes intéressées sont invitées à consulter le dossier complet de l’Appel à manifestation d’intérêt et à prendre connaissance des modalités de candidature.
Les dossiers doivent être soumis au plus tard le vendredi 30 octobre 2026 à 17 h 30.
Cette échéance donne aux professionnels et passionnés togolais de la cybersécurité un peu moins de deux mois pour préparer leur candidature et faire valoir leurs compétences.
Un appel à la mobilisation
Avec la création de ce vivier national, l’ANCy adresse un signal fort à l’écosystème togolais de la cybersécurité : l’expertise nationale est appelée à devenir un levier central de la sécurité numérique du pays.
Professionnels expérimentés, jeunes spécialistes, chercheurs, praticiens ou autodidactes sont ainsi invités à se faire connaître et à intégrer cette dynamique collective.
Le dossier complet de l’AMI est disponible en téléchargement sur le site internet de l’Agence à travers ce lien : https://lnkd.in/etnzMf69
Dans un cyberespace où les menaces évoluent rapidement et où les compétences constituent l’une des premières lignes de défense, la capacité du Togo à identifier et mobiliser son capital humain pourrait s’avérer déterminante pour consolider sa souveraineté et sa résilience numériques.
