CAN 2024/ Duarte, ou la crainte d’une élimination précoce…

Les togolais ont les entrailles nouées de peur, peur de rater la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2024, la troisième consécutive après les éditions de 2019 et de 2021. Une situation qui préoccupe au plus haut point le Comité exécutif de la Fédération togolaise de football (FTF) et son président Guy Akpovy.

Dans un exercice pour le moins rare, le Col. Guy Akpovy, entouré de ses lieutenants El Hadj Aklisso AMAH, Sébastien Pre et Hervé AGBODAN, respectivement premier vice-président, membre et secrétaire général, a rencontré au siège de la FTF à Kégué le 24 janvier dernier, Paulo Duarte, le sélectionneur des Eperviers.

L’on peut facilement imaginer l’atmosphère d’une telle rencontre, conviviale, sympathique, mais l’air lourd et grave. Les enjeux de la motivation d’une telle assise étant d’une haute portée pour le football togolais, avec la pire entame des éliminatoires de la CAN 2024 : un piètre nul au Stade de Kégué devant l’Eswatini le 3 juin 2022 et une amère défaite copieusement infligée par le Cap-Vert le 07 juin 2022 à Marrakech.

Et la crainte d’une élimination précoce dès les deux prochaines journées pèse sur l’avenir des Eperviers dans cette compétition en jaugeant la forme éblouissante des Etalons du Burkina, premier du groupe avec six points, l’équivalent de deux matchs deux victoires.Le Cap-vert, deuxième avec trois points aura une chance sacrée de monter à neuf points en battant en aller-retour l’Eswatini, ce qui ne relève pas d’une mission impossible.

C’est pour accentuer la pression et engager avec gravité la responsabilité de l’entraîneur que le président Guy Akpovy a organisé une telle rencontre pour être véritablement situé sur le niveau des préparatifs du sélectionneur en vue des deux prochaines confrontations.

Paulo Duarte, Coach Eperviers, sur une chaise éjectable

« Nous n’avons pas eu le départ rêvé dans ces éliminatoires, mais il nous faut tout mettre en œuvre pour nous relancer dans un premier temps avec ces deux matches », martèle Guy Akpovy, sans doute sur un ton pas amical, car l’heure n’est pas à la cajolerie.

Si Duarte semble rassurer par les informations livrées à ses employeurs, c’est sa capacité technique et tactique à traduire dans le concret la volonté du Comex qu’il faut interroger. Les deux premiers matchs face à l’Eswatini/Cap-vert ont clairement affiché en version 3D les limites criardes de Duarte quant à la gestion efficace de son effectif et des matchs.

Eperviers-Etalons, Etalons-Eperviers, en mars 2023, faut-il caresser le rêve de prestations abouties qui relancent le Togo dans ces éliminatoires? Au bout de l’espoir se greffe la crainte d’une élimination avant les deux derniers matchs au couperet contre l’Eswatini et le Cap-vert.

Mais l’impossible n’est pas togolais!!!

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