Bloc administratif et technique de la FTF : une œuvre gigantesque, symbole de la gestion fructueuse des fonds de la FIFA

La gestion du football togolais est, depuis huit ans, sous perfusion de la transparence. Dans un nouvel élan de stridence patriotique, le colonel Guy Akpovy convertit les fonds alloués à la Fédération togolaise de football (FTF) en outils de développement pour faire rayonner le football national. Après les travaux de réhabilitation et de pose de gazon synthétique des terrains régionaux (Atakpamé, Sokodé et Kara) suit, dans la foulée, la construction d’un bloc administratif et technique destiné à décongestionner les bureaux au siège de la FTF en vue d’améliorer les conditions de travail des acteurs. Objectif principal visé, rendre la gouvernance du football plus performante. Ce projet d’extension et d’équipements du siège de la FTF est financé par le programme Forward 1 de la FIFA.

Au siège de la FTF sis à Kegué, derrière le bâtiment central s’est installé depuis quelques mois un nouvel édifice, majestueux joyau architectural si orgueilleux de sa splendeur et de sa grandeur. Il s’agit du bloc administratif et technique. Construit sur une surface totale de 640m², l’immeuble est un parallélépipède rectangulaire d’une surface commerciale de 1364 m² sur 3 niveaux. C’est un bâtiment de deux étages comportant une direction technique nationale; des bureaux pour les sélectionneurs nationaux; une boutique de vente d’articles et produits dérivés pour promouvoir l’image de la FTF et générer des revenus additionnels; un musée qui servira comme un levier éducatif et social; un café-restaurant qui non seulement servira de cantine pour le personnel, mais servira à générer des revenus additionnels; un centre de documentation ; un auditorium pour les formations, les séminaires et conférences ; des cabines pour médias; des vestiaires et un ensemble de circulations.

C’est la première fois que la fédération nationale du Togo, fondée en 1960, affiliée à la FIFA depuis 1962 et membre de la CAF depuis 1963, réalise de telles performances sur le plan infrastructurel sur 14 présidences allant de 1960 à 2015-2016, passant par entre autres, Godfried Foli Ekue, Séyi Memene, Tata Adaglo Avlessi, Gabriel Mawulawoè Ameyi, et le réputé Rock Balakiyem Gnassingbé dont l’évocation du nom rappelle la qualification du Togo à la Coupe du monde 2006. D’un coût global de 270 millions de francs CFA, le projet, brillamment exécuté par l’entreprise NAD BTP, va relever les défis de l’accroissement des performances administratives et financières, préalables au renouveau et à la performance sportive du football togolais au plan national et international, la performance sportive ne dépendant pas exclusivement des résultats réalisés sur le terrain.

Saine utilisation des fonds de la FIFA

La FIFA est à l’ère tolérance zéro pour les fédérations spécialisées dans les détournements des fonds destinés au développement du football, les gouvernements et les instances faîtières de cette discipline sont dorénavant très attachés à l’orthodoxie financière et ne laissent plus de brèches facilitatrices des crimes économiques. La FTF à l’ère Akpovy se distingue de la bonne manière dans le domaine de la gestion des fonds mis à sa disposition, renforçant sa crédibilité et sa fiabilité aux yeux de tous. “Il s’agit aussi pour la FTF d’optimiser l’utilisation des fonds mis à disposition par la FIFA, dans l’optique de développer des activités et de renforcer l’autonomie financière à moyen et long termes.” confie Hervé Agbodan, secrétaire général de la FTF.

Nécessité de l’extension du siège de la FTF

La construction de ce nouvel édifice répond, à en croire Hervé Agbodan, aux besoins présents et futurs du personnel d’appui, des élus et des acteurs du football à la base. Les bureaux anciens, en vérité, ne permettent pas d’offrir un bon cadre de travail au personnel. “Près d’une trentaine de personnes partagent 18 bureaux dans des conditions qui sont loin d’être optimales et propices à la performance. Au-delà du personnel, les élus n’ont pas d’espace de travail quand ils sont de passage à la fédération, dans le cadre de leur mission au sein des commissions”, “explique Dobou Pafio, directeur des compétitions nationale et internationale.
La Direction technique nationale, qui est supposée porter le développement du football national ne dispose que d’un seul bureau et n’a pas d’espace pour accueillir les collaborateurs du directeur technique ainsi que les sélectionneurs nationaux ou encore le personnel médical. En plus, dans l’ancien immeuble, il n’y a qu’une seule salle de réunion pour le personnel et les acteurs. De toute évidence, l’insuffisance des infrastructures et des équipements sportifs ralentit la progression du football, mais l’infrastructure n’est pas seulement sportive, il s’agit aussi de celle qui héberge “le gouvernement du football”. Celle existant, non seulement est exiguë, mais est loin de répondre aux besoins grandissants du football togolais avec ses nouvelles ambitions, d’où l’intérêt de ce projet infrastructurel.

Parfaite exécution du projet

L’exécution du projet a été confiée sans complaisance à l’entreprise NAD BTP, reconnue pour son excellence dans le domaine, et les travaux placés sous la supervision de Sara Consult, maître d’œuvre. Prévus pour durer 8 mois, les travaux ont été achevés avec quelques mois de retard.

Le Covid 19 et quelques problèmes administratifs avec la FIFA qui exigeait le titre de propriété du terrain avant de continuer les payements des travaux. Ce qui fut fait. “, explique Sani Fousseni de Sara Consult. Celui-ci confirme par ailleurs que “les images réelles du projet sont identiques à la maquette de l’architecte.”

Les impacts

Les impacts positifs de ce projet portent sur les externalités économiques et sociales, notamment sur l’emploi, et même sur la notoriété de la FTF. Sur l’emploi, en prévision de la gestion du café-restaurant, du musée, du centre de documentation, de la boutique d’articles, on peut estimer que le projet va générer une dizaine d’emplois, voire plus. À l’avenir, d’année en année, le nombre d’emplois créés pourrait augmenter significativement. Cette infrastructure répond clairement aux exigences de la FIFA en matière de recherche de revenus additionnels et d’autonomie financière. Sur la notoriété de la FTF, on peut affirmer avec force que la mise en service des diverses prestations de services (auditorium, salle de gym, centre de documentation) et les ventes des produits de la boutique d’articles de la FTF, les tickets d’accès au musée, devraient contribuer à faire progresser dans l’opinion, la notoriété de la FTF. Avec ce nouveau bloc prioritairement dédié à la Direction technique nationale, la FTF sera véritablement transformée en Maison des acteurs du football. Sur le plan de la cohésion, la mise en œuvre de ce projet va considérablement permettre de fédérer les acteurs, de développer des produits et services à l’endroit des acteurs du football et d’un large public.

Avis d’acteurs

Un tel projet, réalisé avec autant de perfection crée forcément l’unanimité. Dans l’opinion, des félicitations pleuvent sur le comité exécutif de la FTF.
Jean Louis Koudjonou, entraîneur de foot et consultant sportif regrette le grand retard pris par le football togolais sur le chantier des infrastructures, mais se réjouit du nouveau jour qui se lève.
“C’est tardif, mais c’est bien, il faut toujours commencer un jour. Pour le bloc administratif et technique, moi je suis très content de cette réalisation, surtout quand tu fais la visite du local, tu sens que le travail est professionnel. Ce n’est pas encore l’idéal, mais je le répète, il faut commencer un jour.”, se réjouit-il.
Les Togolais de la diaspora sont aussi admiratifs de ce qui se fait aujourd’hui à la FTF, particulièrement Erick Matchame, sapeur-pompier professionnel en France, chef du groupement juridique, formations et sports, région zone nord des pays de Loire, également arbitre de football. Il salue une œuvre gigantesque et surtout, la détermination du Col. Guy Akpovy et son équipe.

«Avec le Colonel Guy Akpovy, la FTF est devenue le phénix qui renaît de ses cendres. La voie de la professionnalisation du football togolais devra passer par les infrastructures dont ce joyau gigantesque», s’émerveille-t-il.

Les journalistes sportifs partagent le même enthousiasme. Amedodji Blaise alias Blaisot Elso, DG Taxi Fm, l’un des vétérans de la presse sportive au Togo et en Afrique, résume toute son appréciation à deux mots :

“Dans la vie, il y a deux choses : parler et agir. Ce joyau traduit les actes du bureau exécutif du Colonel Akpovy.”

Pour Justin Agbevo, patron de togogoal.tg, «ce bloc administratif et technique est la meilleure chose qui puisse arriver au football togolais en quête de dynamisation».

«Sa réalisation caractérise la nouvelle ère de la fédération calquée sur une gestion à bon escient des fonds alloués par les partenaires. Plusieurs Comex se sont succédé à la FTF et n’ont pu doter le football togolais d’un tel joyau, je ne parlerai pas des gazons synthétiques et des projets infrastructurels futurs dont on a de petits échos déjà», ajoute-t-il.

Guy Akpovy rêve grand, et serait porteur d’un nouveau programme qui devrait complètement révolutionner le football national, axé sur le principe plus d’investissements, plus d’impacts.

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