Face à une question qui touche directement le quotidien des ménages, des entreprises et de l’ensemble de l’économie nationale, l’Assemblée nationale vient de démontrer la pertinence de sa mission de contrôle de l’action gouvernementale. À travers la question orale avec débat consacrée aux délestages et aux coupures d’électricité, tenue le 26 juin 2026, l’institution parlementaire s’est positionnée là où le peuple l’attend : au cœur des préoccupations concrètes des citoyens.
Réunis en séance plénière sous la présidence du Professeur Komi Selom Klassou, Président de l’Assemblée nationale, les députés ont exercé avec responsabilité l’une des prérogatives essentielles que leur confère le Règlement intérieur : interpeller le gouvernement sur des sujets d’intérêt national et exiger des réponses claires face aux difficultés rencontrées par les populations.
Portée par l’honorable Hessou Passiwè, cette interpellation a permis de mettre en lumière les inquiétudes légitimes des Togolais confrontés, depuis plusieurs mois, à la recrudescence des délestages dans plusieurs localités du pays, y compris dans la capitale. En relayant ces préoccupations au sein de l’hémicycle, la Représentation nationale a pleinement joué son rôle de porte-voix des citoyens.
Les explications fournies par le ministre délégué chargé de l’Energie et des ressources minières, Robert Koffi Messan Eklo, ont permis de mieux comprendre les facteurs à l’origine de cette situation. La baisse significative des importations d’électricité en provenance du Ghana et du Nigéria, conjuguée à une demande nationale en constante progression, explique en grande partie les tensions observées sur le réseau. Cette séance a également offert l’occasion de distinguer les délestages liés au déficit de puissance des coupures techniques provoquées par les incidents sur les infrastructures ou les opérations de maintenance.
Au-delà du diagnostic, les débats ont surtout mis en évidence la volonté des pouvoirs publics de répondre à cette situation à travers des mesures immédiates et des investissements structurants. Le renforcement progressif des capacités de production nationale, la mise en service prochaine de nouvelles infrastructures énergétiques, le développement accéléré des énergies renouvelables ainsi que la modernisation du réseau électrique témoignent d’une stratégie visant à consolider durablement la sécurité énergétique du pays.
Cette séquence parlementaire revêt une importance particulière. Elle illustre une Assemblée nationale attentive aux réalités vécues par les populations et déterminée à exercer pleinement sa mission de contrôle de l’action gouvernementale.
Dans une démocratie moderne, le Parlement ne se limite pas à voter les lois ; il doit également s’assurer que les politiques publiques répondent effectivement aux attentes des citoyens. C’est précisément ce qu’a démontré cette initiative.
En saluant les explications apportées par le gouvernement tout en appelant à l’accélération des investissements nécessaires pour mettre un terme aux délestages intempestifs, les députés ont adopté une posture équilibrée, à la fois exigeante et constructive.
Cette démarche contribue à renforcer la transparence de l’action publique et à consolider la confiance entre les institutions et les citoyens.
L’accès à une électricité fiable constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour le développement économique, l’amélioration des conditions de vie des populations et la compétitivité des entreprises.
En inscrivant cette question au cœur du débat parlementaire, l’Assemblée nationale a envoyé un signal fort : les préoccupations des Togolais trouvent un écho au sein de la Représentation nationale, qui entend pleinement assumer sa responsabilité de contrôle et d’accompagnement des politiques publiques au service de l’intérêt général.
Yves Galley
