Malgré les campagnes répétées de sensibilisation à la sécurité routière, l’incivisme continue de faire peser de graves menaces sur les usagers des routes togolaises. Lundi 18 mai 2026, sur le tronçon Tsévié-Agbélouvé, l’incivisme d’un taxi man sulfureux a failli coûter la vie à une cinquantaine de passagers d’un autocar de la compagnie Solim Transport.
Les faits se sont déroulés à hauteur du village de Kanyikpédji, à proximité du marché des patates douces, dans un virage réputé dangereux. Selon les premiers éléments recueillis, le conducteur de l’autocar, qui assurait la liaison Lomé-Kara, s’est engagé dans une manœuvre de dépassement. Estimant cette manœuvre défectueuse, le chauffeur d’un taxi arrivant en sens inverse a manifesté violemment son mécontentement.
Un jet de projectile aux lourdes conséquences
Au moment où les deux véhicules se croisaient, le conducteur du taxi vide son bras gauche de toute sa force, projetant un sachet d’eau conditionnée (communément appelé « pure water ») contre le pare-brise de l’autocar. L’impact, d’une violence rare en situation de vitesse cumulée, a lourdement fissuré le vitrage avant de l’autocar.
Sous le choc et la surprise, le chauffeur victime, visiblement expérimenté, a dû mobiliser sang-froid et maîtrise technique pour éviter le pire, le véhicule ayant zigzagué sur quelques mètres.

Une plainte déposée à la police
Cet acte de représailles au volant ne restera pas impuni. Selon une source proche du dossier, l’auteur de l’agression a été identifié. Une plainte officielle a été déposée par Solim Transport auprès du Commissariat de police de Tsévié, qui devrait ouvrir une enquête pour mise en danger de la vie d’autrui et dégradation de bien.
Ce nouvel incident rappelle les dérives de la justice populaire et de l’incivisme routier.
Faut-il le rappeler, aucun usager de la route, s’estimant lésé par la conduite d’un tiers, n’est autorisé à se faire justice soi-même, a fortiori, lorsque son action engage la vie d’autrui.
Yves Galley
