Réunion annuelle de la Commission médicale de la CAF à Lomé / L’ère Akpovy : du chaos à la fréquentabilité internationale

Lomé s’est érigé en épicentre de la médecine du sport africain le 14 avril 2026, à l’occasion de la réunion annuelle de la Commission médicale de la Confédération africaine de football (CAF). L’événement n’a peut-être pas fait grand bruit, mais il est pourtant loin d’être anodin, car il constitue même un marqueur fort du repositionnement stratégique du football togolais sur l’échiquier continental et international. Car derrière cette désignation de Lomé se lit une réalité plus profonde : le retour progressif de la Fédération togolaise de football (FTF) dans le cercle des institutions crédibles et influentes, fruit d’une gouvernance vertueuse doublée d’un management intègre incarné par son Président, le Colonel Guy Kossi Akpovy.

La capitale togolaise s’est imposée comme le laboratoire des réflexions sur la santé, la sécurité et la performance des athlètes africains. Mais au-delà de l’aspect strictement médical, c’est la symbolique politique qui frappe : le choix de Lomé pour abriter une telle instance ne doit rien au hasard.

Le Togo, un hôte stratégique pour la CAF

Cette rencontre annuelle réunit les plus grands experts de la médecine du sport du continent. Ces derniers se sont penchés entre autres sur l’évaluation des protocoles médicaux et la lutte contre le dopage. En prélude aux assises, une délégation de haut vol de la CAF a été reçue au siège de la FTF à Kégué. Parmi les personnalités présentes, Jerson Séna de Melo (Directeur de la Division Développement), le Dr Sidiki Boubakari (Manager médical), ou encore Shérif Hamed Abou El Enein (Senior Manager Anti-dopage). Cette visite de courtoisie n’est pas qu’un protocole ; elle acte la qualité des relations entre la CAF et l’administration Akpovy.

La délégation de la CAF a même profité de son court séjour pour visiter l’hôpital de référence Dogta-Lafiè, fleuron de l’infrastructure sanitaire togolaise. Cette visite exploratoire devait permettre aux experts de la CAF de mesurer le potentiel de cette infrastructure, ouvrant la voie à une éventuelle programmation future d’examens médicaux spécialisés pour les footballeurs africains sur le sol togolais.

Un rayonnement international retrouvé

Pour comprendre l’importance de cet événement, il faut se remémorer le chavirement de la barque FTF avant l’arrivée du Colonel Akpovy. Pendant des années, le football togolais a été le théâtre de querelles byzantines, de mauvaise gestion administrative et financière et d’une instabilité chronique, situation désastreuse qui avait fini par lasser les instances internationales qui l’ont cloué au ban de la communauté sportive.

Depuis son élection en 2016, Guy Akpovy a imposé un sens managérial fondé sur la transparence et l’unité. Sous sa direction, la FTF est redevenue une institution fréquentable et respectée. Ce redressement spectaculaire a permis de restaurer la confiance, non seulement auprès de la CAF, mais aussi de la FIFA. En assainissant les finances et en professionnalisant les structures, le Colonel Akpovy a transformé le Togo en un partenaire fiable, capable d’accueillir des événements d’envergure stratégique.

L’accueil de la Commission médicale de la CAF est une preuve tangible de ce rayonnement retrouvé. Dans les couloirs de la CAF et de la FIFA, le Togo est désormais perçu comme un hub de la diplomatie sportive en Afrique de l’Ouest. Cette reconnaissance internationale est un levier majeur pour le développement du football local : elle facilite les transferts de compétences, favorise les investissements à travers les financements FIFA Forward et renforce la position des cadres togolais dans les instances de décision continentales.

Des observateurs avisés voient dans la tenue de cette grande réunion à Lomé l’aboutissement d’une gestion des affaires responsable, plaçant l’intérêt du sport au-dessus des dérives guidées par des ambitions personnelles.

Lomé, par cette session de la Commission médicale de la CAF, ne soigne pas seulement les joueurs de demain ; elle confirme la guérison d’un football togolais qui, sous l’aile de Guy Akpovy, a définitivement quitté les eaux troubles pour naviguer vers l’excellence.

Yves Galley