Union de la presse francophone : Loïc Lawson, monsieur le Président !

Un vent de renouveau souffle sur la doyenne des organisations de journalistes à l’échelle planétaire. Réunie en Assemblée générale élective ce vendredi 29 mai 2026, l’Union de la Presse Francophone (UPF Internationale) a plébiscité le Togolais Loïc Lawson à sa présidence. Précédemment à la tête de la section togolaise de l’institution, le nouveau dirigeant présidera aux destinées de l’organisation pour un mandat triennal placé sous le signe de la refondation.

Organisé par voie numérique, ce scrutin a entériné une reconfiguration géopolitique majeure au sein de l’écosystème médiatique francophone. Donné favori, Loïc Lawson a largement transformé l’essai face à son challenger, le Guinéen Ibrahima Koné.

Le verdict des urnes électroniques s’est avéré sans appel : l’ancien chef de file de l’UPF-Togo a capitalisé 28 suffrages contre seulement 8 voix pour son concurrent. Cette élection marque ainsi la fin de l’exercice de la Marocaine Meriem Oudghiri. En accordant une confiance massive à Loïc Lawson, le collège électoral a validé un projet d’avenir ambitieux, tourné vers la modernisation des structures et la sacralisation de la sécurité des professionnels de l’information.

Rassemblement et protection : le cap du nouveau triennat

L’adhésion suscitée par la candidature de Loïc Lawson repose sur un programme pragmatique, en parfaite adéquation avec les mutations contemporaines du métier. L’ambition du nouveau président s’articule autour d’un triptyque fondamental : préserver l’intégrité des journalistes sur le terrain, fédérer les énergies et restaurer le pouvoir d’influence d’une institution qui s’apprête à célébrer ses huit décennies d’existence.

« Ce vote m’honore et m’engage. Aujourd’hui, il n’y a ni gagnant, ni perdant. Il n’y a que l’UPF qui grandit de plus. Tous les candidats aiment cette maison. On a besoin de tout le monde. Le travail commence. Protéger chaque journaliste, rassembler et faire rayonner la plus ancienne organisation de presse francophone qui fêtera bientôt ses 80 ans. », a déclaré à chaud le nouveau président.

Affichant une volonté de rupture avec les logiques de clans, le nouvel homme fort de l’UPF a promis une présidence de proximité, équitable envers toutes les représentations nationales. « L’UPF des trois prochaines années, on la bâtira ensemble ! Merci Togo. Merci l’Afrique. Merci l’Europe. Merci les Caraïbes », a-t-il martelé pour sceller ce pacte de cohésion.

Un directoire mondial géographiquement rééquilibré

Dans la foulée du scrutin présidentiel, le Bureau international de l’UPF a profondément remanié ses instances décisionnelles à travers le renouvellement de ses vice-présidences régionales. La nouvelle architecture de gouvernance reflète une représentativité équilibrée et stratégique des différents continents de l’espace francophone, marquée par l’attribution de la vice-présidence de la zone Maghreb à l’Algérie, tandis que le poste de la zone Afrique subsaharienne échoit au Sénégal, que la Guyane prend le leadership régional pour la zone Caraïbes et que la Vallée d’Aoste en Italie accède à la vice-présidence pour la zone Europe.

Face à la multiplication des crises sectorielles, de la précarité socio-économique des rédactions à l’avènement des technologies de désinformation en passant par l’impératif de la transition numérique, cette équipe de transition aura la responsabilité de redéfinir les chartes déontologiques et de porter haut le flambeau de la liberté de la presse sur la scène internationale.