Lions de l’Atlas : un festival offensif face au Burundi pour éclairer les derniers choix de Mohamed Ouahbi

À l’approche de la publication de la liste définitive pour la Coupe du Monde, la sélection nationale marocaine a envoyé un message fort. Opposés au Burundi ce mardi lors d’un test amical à huis clos au Complexe Mohammed VI de football, les hommes de Mohamed Ouahbi se sont largement imposés (5-0). Si le score témoigne d’une nette domination, les enseignements de ce match offrent surtout de précieuses clés de lecture au staff technique face à la concurrence intense pour les derniers tickets disponibles.

Menée loin des projecteurs et de l’effervescence médiatique, cette rencontre de cadrage a connu deux visages. Durant les quarante-cinq premières minutes, le bloc défensif burundais a su contenir les assauts locaux, renvoyant les deux équipes aux vestiaires sur un score nul et vierge (0-0).

C’est au retour des vestiaires que la situation s’est totalement décantée. Plus incisifs et physiquement supérieurs, les Marocains ont fait sauter le verrou adverse grâce à un réalisme offensif clinique, inscrivant cinq buts en une seule mi-temps.

La réserve offensive bouscule la hiérarchie

Ce second acte a mis en lumière la richesse du réservoir de la sélection et le grand état de forme des doublures, bien décidées à bousculer les certitudes du sélectionneur, à l’image de l’attaquant du Maghreb de Fès, Soufiane Benjdida, qui s’est fendu d’un doublé plein d’opportunisme pour prouver qu’il demeure une alternative hautement crédible à la pointe de l’attaque. Dans la même dynamique, le joueur de l’ESTAC Troyes, Tawfik Bentayeb, a parfaitement bonifié son temps de jeu en inscrivant un but qui confirme ses excellentes dispositions actuelles, tandis que le chevronné Ayoub El Kaabi a fait parler son expérience de leader pour compléter le festival offensif de la soirée.

Au-delà de l’animation offensive, Mohamed Ouahbi a profité de ce large avantage pour procéder à des revues d’effectif stratégiques. Les apparitions et le volume de jeu de profils prometteurs tels que Sbaï, Maamma, le jeune Lillois Ayyoub Bouaddi, ou encore l’expérimenté Sofiane Boufal, démontrent la profondeur de banc dont dispose le Maroc pour varier ses options tactiques.

Des fondations solides avant les derniers amicaux

Sur le plan mathématique et collectif, ce large succès s’accompagne d’une autre satisfaction majeure : la préservation d’un clean-sheet (cage inviolée). Garder une assise défensive hermétique tout en se projetant massivement vers l’avant constitue un indicateur de confiance essentiel pour consolider les automatismes du groupe.

L’objectif de ce galop d’essai est pleinement atteint : installer une saine pression interne et faire le plein de certitudes. La suite du programme s’annonce tout aussi intense pour les Lions de l’Atlas, qui s’apprêtent à défier Madagascar et la Norvège lors des prochains rendez-vous amicaux. Deux styles d’oppositions radicalement différents qui permettront à Mohamed Ouahbi de finaliser ses ultimes arbitrages avant le verdict de la liste officielle.