FTF/ Dénonciation ridicule du processus électoral, et les élucubrations indigestes du sieur Mawussé Kpowaye

Le 3 février 2024, le congrès ordinaire et électif de la Fédération togolaise de football (FTF) va acter, dans la concorde et l’unité des acteurs, un nouveau mandat de Monsieur Akpovy Kossi Gbézondé. Les deux mandats successifs de ce colonel à la tête de la FTF et leur succès lié à une gouvernance responsable lui ouvrent, sans forcer, le portique d’un troisième mandat, ce que le défaut de candidatures sérieuses pour relever le défi de la bataille électorale vient entériner.

Mais des acteurs, aux chromosomes crisogènes, se sont constitués en un gang mafieux pour calomnier le candidat Akpovy et jeter du discrédit sur le processus électoral conduit avec maîtrise, hauteur et responsabilité par Me Atsoo Darius, réputé l’un des meilleurs avocats au Barreau du Togo. Si les uns sont tapis dans l’ombre, Mawussé Kpowaye, après avoir fait la misère à la Commission électorale en interne, a traîné la haine viscérale contre le candidat Akpovy dans l’espace public où, devant des médias choisis sur le fil, il est descendu dans le marécage de la vilenie, d’où il est ressorti avec un raisonnement bizarroïde pour, prétend-il, fustiger la validation de la liste “Nouvel Elan”.

Le déroulement du chronogramme des élections fixé par la Commission électorale a été marqué par deux courriers portant retrait et retour dans le processus électoral de la tête de liste de “Nouvel Elan”, le président sortant de la FTF, Akpovy Kossi Gbézondé. Ces deux faits, intervenus dans la fenêtre temporelle couverte par le chronogramme et les textes, n’ont en réalité aucune incidence sur le processus électoral. Comme l’expose avec une clarté affinée le Procès verbal de la Commission électorale du 29 décembre, notifié aux deux candidats :

“Attendu que la commission, lors de sa réunion du 27 décembre 2023, a examiné la lettre concernée et devrait répondre à la question de savoir si un candidat tête de liste qui s’est volontairement retiré de la liste dont il était en tête, peut encore revenir sur sa décision ; Attendu que la commission relève qu’aucune disposition des statuts, ni du code électoral n’a prévu ce cas de figure ; qu’elle a été amenée alors à appliquer les dispositions de l’article 27-4 du code électoral suivant lesquelles : • Tout cas relatif au déroulement même des élections non prévues dans le présent Code est tranché par la Commission électorale ; qu’il a été dit que : • ce qui n’est pas expressément interdit est permis• ; Qu’à l’issue d’un vote, elle a validé le retour de monsieur AKPOVY Kossi Gbèzondé comme tête de la liste “NOUVEL ELAN”.

En effet, le courrier portant rétractation de la décision de retrait du candidat Akpovy est enregistré le 26 décembre, date à laquelle s’expire le délai de cinq jours supplémentaires accordés aux candidats pour réajuster si nécessaire leurs dossiers. C’est d’ailleurs à cette même date que M. Amouzou Têtê a déposé ses compléments, aux alentours de 18 heures.

Quand Mawussé Kpowaye se couvre d’ignominie

Fort étonnamment, ce qui paraît si simple à comprendre même pour un profane de la chose juridique, s’est révélé complexe et ambigu à Mawussé Kpowaye, juriste de son état, greffier à la Cour suprême du Togo. Dans un show pour le moins abject, il fonde ses récriminations sur l’article 11.6 du Code électoral et s’offusque de la non invalidation automatique de la liste Nouvel Elan, avant de virer dans un personal branding de bas étage en affichant son “intégrité en matière de l’observation rigoureuse des lois sportives”.

“Entre temps, un candidat tête de liste, pour des raisons personnelles après mûre réflexion s’était retiré, ce qui invalidait aux termes de l’article 11 alinéa 6 toute sa liste de façon automatique. Nous avons appris qu’il serait revenu à la course par un courrier en date du 26 décembre. Nous n’avons pas vu ce courrier en tant que secrétaire général de la commission électorale. Et même si ce courrier arrivait, c’est bien après le délai pour compléter les dossiers”, gronde-t-il.

Mawussé Kpowaye passe ainsi l’article 11 alinéa 6 du code électoral à la sulfateuse d’une interprétation légère, indigne d’un juriste de son rang. Le retrait et le retour dans le processus électoral du candidat Akpovy sont des actes délibérés aux motivations personnelles non encadrés par les textes, mais à partir du moment où ils sont commis dans le délai réglementaire, il revient à la Commission électorale d’aviser, en se fondant sur les dispositions pertinentes de l’article 27-4 du code électoral.

Pour décider, cette commission, à défaut d’une base légale qui tranche le problème clairement, est amenée à faire jurisprudence et résoudre le problème juridique inédit posé. Dans cette optique, elle n’avait qu’une équation à résoudre : le courrier portant rétractation de la décision de retrait est-il introduit dans le délai des cinq jours supplémentaires accordé aux candidats pour compléter leurs dossiers?  La réponse étant OUI, des membres de la Commission électorale mués en mercenaires missionnés pour faire capoter le processus électoral, ont exigé un vote pour légaliser la validation ou l’invalidation de la liste Nouvel Elan. Résultat, 3 pour et 3 contre, la voix du président étant prépondérante dans ce cas, le OUI l’emporte, Akpovy et sa liste sauvés, se relancent en toute légalité dans le processus.

Si Mawussé Kpowaye dénonce un forcing avec la violation et les mauvaises applications du code électoral, il sied de rappeler que c’est plutôt sa personne qui s’est donné les moyens de forcer l’invalidation de la liste Nouvel Elan par diverses manoeuvres indécentes .

Faut-il le rappeler à la religion du sieur Mawussé Kpowaye, « Tout ce qui n’est pas interdit est permis », autrement, ce qui n’est pas interdit est autorisé, mieux, tout ce qui n’est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle (la loi) n’ordonne pas. Il n’est nulle part écrit dans les textes qu’un candidat tête de liste à la présidence de la FTF, qui se retire du processus électoral et qui revient sur sa décision doit être automatiquement écarté, et sa liste invalidée. L’enthousiasme exubérant et la véhémence avec lesquels Mawussé Kpowaye a débité ses indigestes élucubrations, la hargne avec laquelle il s’en prend à la Commission électorale renseignent les esprits avisés sur les enjeux tortueux et machiavéliques de sa mission sous-jacente.

A l’instar de Mawussé Kpowaye, de petits esprits s’agitent et crient des contorsions du processus électoral, au moment où l’instance faîtière internationale, la FIFA, seule habilitée à juger l’irrégluarité du processus,  qui suit de près le travail de la commission électorale, valide chaque étape sans la moindre remontrance.

Le football togolais échappe belle à une nouvelle prise en otage par une clique de mafieux et de voyous obsédés et galvanisés par la dilapidation des fonds alloués à la FTF. La porte s’est refermée sur eux, pour s’ouvrir sur un nouveau mandat du Col. Akpovy Kossi Gbézondé, membre du Comité exécutif de la CAF et membre du Conseil de discipline de la FIFA.

Yves GALLEY

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