Piratage WhatsApp : les trois réflexes de blindage préconisés par le CERT.tg

Les tentatives d’usurpation de comptes WhatsApp connaissent une nette recrudescence. Pour contrer cette menace qui touche aussi bien les particuliers que les professionnels, le CERT.tg (Centre national de réponse aux incidents de cybersécurité au Togo) émet un avis de sécurité urgent et rappelle les règles de protection essentielles.

Trois réflexes pour sécuriser votre compte

Pour bloquer l’accès aux cybercriminels, l’organisme national recommande d’appliquer immédiatement trois mesures préventives :

• Activer la vérification en deux étapes : sans l’application, accédez à Paramètres → Compte → Vérification en deux étapes → Activer, puis créez un code PIN confidentiel à 6 chiffres.

• Associer une adresse e-mail de récupération : renseignez une adresse e-mail valide, à laquelle vous avez réellement accès et protégée par un mot de passe fort, pour garantir la récupération de votre compte.

• Garder ses codes strictement confidentiels : ne partagez jamais votre code de validation SMS ni votre PIN. Aucun support technique, aucune institution ni aucun proche ne vous les demandera. Toute sollicitation est une tentative de piratage, y compris si le message provient d’un contact connu dont le compte a été compromis.

Que faire si votre compte est déjà piraté ?

En cas de perte de contrôle de votre application, le CERT.tg préconise une procédure de récupération ciblée : réinscrivez-vous avec votre numéro de téléphone habituel, veillez à ce que votre carte SIM soit bien insérée dans l’appareil tout en désactivant le Wi-Fi, puis sélectionnez l’option de vérification par appel téléphonique.
En cas d’échec de la procédure, les équipes du CERT.tg restent mobilisées pour accompagner les victimes.

Opéré par Cyber Defense Africa S.A.S (CDA) sous la délégation de l’Agence Nationale de Cybersécurité (ANCy), le CERT.tg constitue le centre national chargé d’identifier, d’analyser et de neutraliser les cyberattaques affectant l’État, les entreprises et les citoyens togolais.

Yves Galley