Le contentieux autour de l’attribution du titre de la CAN 2025 continue d’alimenter les débats médiatiques entre le Maroc et le Sénégal. Mais au-delà des spéculations relayées sur les réseaux sociaux et dans certains médias notamment sénégalais, plusieurs sources concordantes attestent que la Fédération royale marocaine de football (FRMF) a bel et bien respecté l’ensemble des délais et procédures exigés par le Tribunal arbitral du sport (TAS).
Selon des informations relayées par des médias crédibles marocains, le recours ainsi que les mémoires de défense de la FRMF ont été transmis dans les délais réglementaires aussi bien à la Confédération africaine de football (CAF) qu’au TAS.
Les rumeurs faisant état d’une prétendue forclusion du Maroc sont « totalement infondées ». En vertu du règlement du TAS, lorsqu’une échéance tombe un jour férié ou non ouvrable, le délai est automatiquement prorogé jusqu’au premier jour ouvrable suivant. Dans ce cas précis, le dimanche n’étant pas comptabilisé, le dépôt effectué le lundi dernier demeure juridiquement valable.
Cette clarification tombe à pic, après la diffusion d’un article du média sénégalais Senenews affirmant que « le Maroc perd d’avance face au Sénégal » faute d’avoir transmis son mémoire dans les délais. Le site soutient qu’aucune confirmation officielle du TAS ou de la FRMF n’attestait du dépôt du dossier marocain, laissant entendre qu’un dépassement des délais pourrait entraîner une disqualification procédurale.
Or, les informations communiquées par les sources marocaines proches du dossier viennent précisément démonter cette thèse. Elles soulignent qu’aucune décision du TAS n’a remis en cause la recevabilité des arguments marocains et qu’aucune sanction procédurale n’a été prononcée contre la FRMF ou la CAF.
Dans ce climat particulièrement tendu, plusieurs observateurs dénoncent ainsi une tentative d’influencer l’opinion publique à travers des publications prématurées et parfois orientées. Pour les défenseurs de la position marocaine, certaines sorties médiatiques relèvent davantage de la guerre psychologique et de l’intox informationnelle que d’une lecture rigoureuse du droit sportif international.
Au fond, le dossier reste centré sur la décision rendue le 17 mars 2026 par la CAF, qui avait déclaré le Sénégal battu par forfait lors de la finale de la CAN 2025 et attribué la victoire au Maroc sur le score de 3-0. Cette sanction faisait suite au départ des joueurs sénégalais du terrain lors de la rencontre, alors que le Sénégal s’était initialement imposé 1-0 sur le terrain.
Contestant cette décision, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a saisi le TAS afin d’obtenir l’annulation de la sanction de la CAF et la reconnaissance officielle du Sénégal comme vainqueur du tournoi. Le TAS devra désormais examiner les arguments des deux parties « en toute neutralité et indépendance ».
Du côté marocain, la sérénité affichée traduit surtout la conviction que l’essentiel du combat juridique a déjà été remporté devant les instances de la CAF. Beaucoup estiment ainsi que l’avantage acquis par le Maroc dans cette affaire repose sur des éléments réglementaires solides qui ne sauraient être effacés par des campagnes médiatiques, des approximations procédurales ou des tentatives de désinformation.
En attendant la décision finale du Tribunal arbitral du sport, le dossier demeure donc ouvert sur le terrain du droit, et non sur celui des spéculations médiatiques.
