Historique. Le jeudi 1er août 2024, américains et russes ont échangé plusieurs prisonniers. Les ex-détenus ont pu fouler ce vendredi à la première heure le sol de leurs pays respectifs.
C’est le président américain, Joe Biden, himself, qui a accueilli les prisonniers de son pays libéré ) sur la base militaire d’Andrews, près de Washington où l’avion les transportant a atterri vers 03h40 TU (23h40 heure locale). Etait présente aux côtés de Joe Biden, Kamala Harris, la vice-présidente, candidate des Démocrates en route vers la Maison blanche comme première femme noire présidente des États-Unis.
Entre autres prisonniers, est l’ancien Marine Paul Whelan qui a passé six ans dans une prison russe pour espionnage; Evan Gershkovich, le journaliste du Wall Street Journal, arrêté il y a plus d’un an pour espionnage également. Il avait été condamné il y a deux semaines à 16 ans de prison; la journaliste russo-américaine, Alsu Kourmasheva ainsi qu’un activiste détenteur de carte verte, Vladimir Kara-Murza. Toute la scène a été retransmise en direct.
Au total, 10 Russes, dont deux mineurs, ont été échangés contre 16 Occidentaux et Russes emprisonnés en Russie. L’échange s’est déroulé sur le tarmac de l’aéroport d’Ankara, en Turquie. Les services de renseignement turcs ont « mené à Ankara l’opération d’échange de prisonniers la plus importante de ces derniers temps », s’est vantée la présidence turque.
« Leur calvaire est fini », a déclaré Joe Biden lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche. L’opération a quand même essuyé quelques critiques de la part des Républicains qui se demandent si la pratique ne devrait pas encourager la Russie à continuer à emprisonner des citoyens américains pour les utiliser comme monnaie d’échange.
Du côté russe, un accueil en grande pompe a été également réservé aux prisonniers détenus aux États-Unis et dans plusieurs pays européens. Ils ont été accueillis à Moscou à leur descente d’avion. Un tapis rouge était déployé au bas de la passerelle de l’avion entre deux rangées de soldats au garde à vous, fusil à la main.
Et Vladimir Poutine de saisir l’opportunité pour s’afficher comme un sauveur. Présent sur place, il a remis un bouquet à Anna Dultseva et donné l’accolade aux huit prisonniers échangés. L’image était forte.
La rivalité russo-américaine ne finira guère de tenir le monde en haleine.
