Pluralisme restauré à Kozah 1 : l’indépendance de la justice triomphe, Me Akpossogna s’illustre encore

Alors que le nouveau bureau exécutif de la commune de Kozah 1 vient d’être installé, le rideau tombe sur un feuilleton judiciaire exemplaire. Entre l’annulation historique du premier scrutin par la Cour suprême et la réélection conforme aux textes, cette affaire marque un tournant pour l’indépendance de la justice togolaise et consacre une nouvelle fois le talent de Me Joseph Akpossogna.

C’est une victoire silencieuse mais retentissante pour l’État de droit au Togo. Le 8 décembre dernier, la salle de délibération de la mairie de Kara a été le théâtre d’une seconde élection du bureau exécutif de Kozah 1. Ce scrutin n’était pas une simple formalité, mais le résultat d’une exigence de la Cour suprême qui, par son arrêt n° 003/25 du 27 novembre 2025, a rappelé que la loi est au-dessus des calculs politiques.

Un arrêt historique pour l’indépendance judiciaire

L’enjeu était de taille : le respect du pluralisme politique au sein des instances municipales. Lors du scrutin initial du 16 octobre 2025, le parti majoritaire UNIR s’était adjugé l’intégralité des postes (maire et trois adjoints), ignorant superbement les dispositions du décret n° 2019-087/PR. Ce texte est pourtant clair : dès lors qu’une commune compte plus de deux adjoints, l’un d’eux doit impérativement être issu d’une sensibilité différente de la majorité.

Saisie par le conseiller municipal Ricardo Agouzou Aklèsso (Togo-Espoir), la Chambre Administrative de la Cour suprême n’a pas tremblé. En annulant l’élection pour illégalité, elle a envoyé un signal fort : la justice togolaise est capable de s’ériger en rempart contre les « passages en force », même dans les fiefs traditionnels du pouvoir. Cette décision, qui aurait pu passer inaperçue dans le tumulte de l’actualité, est pourtant un marqueur essentiel de la vitalité des institutions de la République.

Me Akpossogna : l’orfèvre des recours contre l’arbitraire

Derrière cette victoire juridique se cache une figure désormais incontournable du barreau du Togo : Maître Joseph Akpossogna. L’avocat de Ricardo Agouzou s’impose aujourd’hui comme l’un des meilleurs spécialistes du pays en matière de recours contre les institutions de la République.

Ce succès à Kozah 1 fait directement écho à un autre dossier emblématique : l’affaire Yves Galley, directeur du journal Symphonie. Sanctionné de manière jugée injuste par la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), le journaliste avait pu compter sur l’assistance déterminée de Me Akpossogna. Devant la Cour suprême, l’avocat avait réussi à faire débouter la HAAC, rétablissant ainsi le journal dans ses droits.

À Kozah 1, Me Akpossogna a de nouveau démontré sa capacité à décortiquer les mécanismes administratifs pour faire triompher le droit. Sa ténacité a permis de corriger une situation qui perdurait depuis 2019, année où le poste de troisième adjoint était resté vacant faute de consensus sur l’application de cette même loi.

Vers une gouvernance apaisée et équilibrée

La nouvelle configuration du bureau exécutif reflète désormais la légalité réclamée par la Cour :
• Maire : Maître N’Djélé Abby Edah (UNIR)
• 1er Adjoint : Tata Patabo Kèlème (UNIR)
• 2ème Adjointe : Mme Ani Mehessa (UNIR)
• 3ème Adjoint : Agouzou Aklesso (Togo Espoir)

L’élection de M. Agouzou au poste de troisième adjoint n’est pas seulement une victoire personnelle ; c’est la garantie d’une représentation plurielle au sein de l’exécutif communal.

Cette « remise à zéro » orchestrée par la haute juridiction administrative doit être saluée comme une avancée démocratique majeure. Elle prouve que le recours au droit, porté par des avocats d’exception et tranché par des juges indépendants, reste l’arme la plus efficace pour garantir la stabilité et la crédibilité de notre gouvernance locale.

Yves Galley