Au terme d’un marathon parlementaire de 43 jours, l’Assemblée nationale a adopté définitivement le lundi 29 décembre 2025 la Loi de finances rectificative (LFR) 2025 ainsi que la Loi de finances initiale (LFI) pour l’exercice 2026.
C’est un acte majeur pour la gouvernance publique qui s’est joué lors de la 6e séance plénière de la deuxième session ordinaire de l’année.
En présence de Gilbert Bawara, ministre chargé des Relations avec les Institutions, et d’Essowè Georges Barcola, ministre des Finances et du budget, la représentation nationale a validé les orientations budgétaires qui soutiendront l’action gouvernementale pour les mois à venir.
La loi de finances, exercice 2026, est équilibrée en ressources et en charges à 2 751 542 015 000 francs CFA et enregistre une progression de 14,8 % par rapport à 2025. Le projet de loi de finances rectificatif, exercice 2025, quant à lui, est projeté à 2 436 milliards de francs CFA en charges et en ressources contre 2 396,6 milliards de francs CFA dans la loi de finances initiale, soit une augmentation de 39,4 milliards de francs CFA.
Un processus législatif rigoureux
Cette adoption définitive marque la fin et la parfaite réussite de la navette parlementaire entre l’Assemblée nationale et le Sénat, conformément aux exigences de la Constitution de la Ve République.
Les deux chambres ayant approuvé les textes en termes identiques, le vote de ce lundi s’est déroulé sans nouvelle discussion législative, confirmant une convergence de vues sur les priorités nationales.
« Les deux lois de finances que vous venez d’adopter ne sont pas que de simples chiffres. Derrière chaque montant inscrit, il y a des réalisations concrètes en faveur des populations (écoles, hôpitaux, routes, pistes rurales, infrastructures sociales, etc.) », a déclaré Essowè Georges Barcola, ministre des Finances et du budget.
Une vision de développement partagé
En clôturant les travaux, le Professeur Klassou Selom, président de l’Assemblée nationale, a rappelé que ces outils financiers donnent au gouvernement, sous l’impulsion du président du Conseil, les moyens de « propulser le pays vers un développement partagé ».
L’accent sera mis, dès le 1er janvier prochain, sur trois piliers essentiels : la stabilité, la transparence financière et le développement durable.
Avec cette adoption, le pays se dote d’une feuille de route claire pour transformer sa croissance économique en mieux-être social.
