Justice/Expulsion : Lucile Assogba s’approprie une maison de sa belle-mère

C’est une histoire à hérisser les poils. Dame Lucile Assogba, veuve de feu colonel de Souza, engage une action judiciaire contre sa belle-mère qu’elle tient à expulser d’un immeuble dont le titre foncier porte pourtant son nom. Pire, Lucile a lancé une grande opération de saisie de tous les biens appartenant à son mari défunt avec l’idée de supprimer tous les droits des membres de sa famille. Les faits sont ahurissants et font réfléchir. Entre-temps, la belle-mère trépasse, Lucile poursuit la procédure et va obtenir l’expulsion de ses héritiers, sur la base d’un document de propriété qui serait même falsifié.

L’inimitié entre Lucile et sa belle-famille date du vivant de son mari, mais le curseur est poussé à la dérive dès le décès de feu colonel De Souza. Durant les obsèques de ce dernier, la division s’est clairement affichée, Lucile a érigé ses appâtâmes ici, la famille du défunt là. Dix mois à peine après l’enterrement, dame Lucie ouvre la bataille judiciaire le 24 décembre 2009 avec une convocation adressée à Têko-Lo Ayélé, épouse De Souza, mère de feu colonel De Souza. Cette dernière, encore sous le choc de la disparition de son fils n’a pu répondre à la convocation.

Une deuxième convocation s’en suit, et c’est plutôt l’injonction de quitter la maison qu’elle habite à Agbalepedo. Il y a quelques mois la belle-mère est décédée, mais la volonté de Lucie de récupérer l’immeuble qu’elle croit appartenir à son défunt mari est restée tenace. « La maison c’est ma maison, elle m’a été construite par mon fils sur mon terrain et non sur le terrain de mon fils » raisonnait, désemparée et cœur meurtri, Têko-Lo Ayélé, de son vivant. Trois sommations de déguerpir et une effective expulsion le 26 août 2021 en dépit d’un sursis à exécution introduit par Me Amégankpo, sollicité par les héritiers de Têko-Lo Ayélé.

Acharnement contre la famille De Souza

La détermination de Lucie en découdre avec sa belle-famille vire à un acharnement difficilement explicable.

« Pourquoi s’attaque-t-elle à la propriété de feue Têko-Lo Ayélé particulièrement à sa maison d’Agbalépédo, je ne comprends pas. L’immeuble dispose d’un titre foncier au nom de notre mère Têko-lo Ayélé, puisque c’est elle qui a payé le terrain. Moi-même, j’ai été la première à acheter un lopin de terre à l’époque dans le quartier avant que notre mère ne vienne à son tour payer un terrain. C’était dans ma maison que vivaient mes parents avant que ma mère n’achète là-bas. Notre petit frère décide de bâtir une maison pour sa mère sur son terrain. Nos parents ont ainsi déménagé et sont restés dans la nouvelle maison construite sur le terrain de notre mère. C’est ainsi que cet endroit est devenu une maison familiale pour nous. Nos frères et sœurs et même nos enfants en vacances à Lomé s’y rendaient pour des jours ou mois de séjour. Les enfants et leur maman, dame Lucile, y séjournaient également. Au lendemain du décès de son mari, elle, dame Lucile, s’est retournée contre la famille de Souza d’une manière acharnée disant à qui veut l’entendre qu’elle va reprendre tous nos biens. Les avocats et les juges nous ont dit à l’époque : nous, frères et sœurs du défunt, n’avons droit à rien lui appartenant. D’accord, nous n’y avons opposé aucun refus. Mais nous disons, ce qui est la propriété de notre mère, feue Teko-lo épouse de Souza appartient aux héritiers que nous sommes. Dame Lucile Assogba n’y touche pas. Nous avons en outre demandé aux avocats lors des échanges de documents que les titres fonciers au nom de feue Teko-lo que dame Lucile à ramassés nous soient rétrocédés, mais jusqu’à présent, rien. », confie Claire de Souza, grande sœur du défunt Col. De Souza.

D’après les informations, du vivant du Colonel, sa famille a tout fait pour tenir une bonne relation avec sa femme, mais cette dernière a toujours eu l’esprit au conflit.

Usage du faux ?

A en croire Claire de Souza, des documents de propriété ont été falsifiés aux noms des deux défunts.

« A notre grande surprise, nous apprenons que le titre foncier de la maison familiale sise à Agbalépédo au nom de feue Teko-lo a été muté au nom du Col. de Souza. Sur les documents on peut lire dame feue Têko-Lo a payé le terrain à 700.000 francs CFA qu’elle aurait revendu à son fils, feu Col. De Souza à 700.000 francs CFA. Nous sommes au nombre de huit, les enfants de Michel de Souza et de Teko-lo Ayele. Ni mon frère qui payait le terrain de sa mère, ni notre mère qui vendait son terrain à son fils, personne des deux n’a appelé le grand frère ou son fils aîné, ni personne pour être témoin. Comment cette vente peut être possible sans qu’aucun héritier ne soit présent pour apposer sa signature, nous demandons-nous. Vous voyez que ce n’est pas vrai ? C’est avec ce papier qu’on vient nous chasser de la maison aujourd’hui, que cette maison devient « leur héritage », s’indigne-t-elle.

Matérialisme, vengeance ou cupidité ?

Peu avant le décès de son mari à Paris, Lucile aurait débarqué à Lomé pour faire main basse sur tous les biens de son mari. Le jour de l’enterrement de son mari, elle a bloqué toutes les portes du dernier domicile de son mari, réquisitionnant les services de la sécurité privée pour empêcher l’accès à la maison à tous les membres de la famille de Souza. Des scènes qui confortent la conviction des uns que c’est elle qui serait à la base de la mort du colonel.

« Après l’enterrement tout le monde était rentré chez lui. Le jour où nous avons sorti le cercueil du domicile du feu Col. de Souza à Avénou vers sa dernière demeure, toutes les serrures des portes et garages ont été changées, avec une présence permanente d’un vigile qui a reçu l’ordre de n’ouvrir les portes de la maison à aucun membre de la famille de Souza. Entre temps, dame Lucile s’est présentée à l’ambassade du Ghana au Togo sise à Kodomé pour réclamer les locaux comme sa propriété. Les membres de l’ambassade lui ont dit qu’elle n’a pas son nom sur les documents et lui ont recommandé d’aller voir la famille De Souza. Il y a Mes Alexis Aquereburu, Kluvi et Sadjiku qui sont bien informés de notre dossier. Comme par hasard, dame Lucile avant le décès de son mari à Paris, s’est dépêchée à Lomé pour défoncer la porte blindée de l’agonisant et ramasser tous les titres fonciers et autres papiers du défunt et de notre mère. Plus de dix titres fonciers de son mari et de notre mère sont à sa possession qu’elle refuse de nous rétrocéder. Je ne sais si c’est par cupidité ou par vengeance qu’elle s’acharne sur les biens de notre mère. A voir son comportement à notre égard jusqu’à aujourd’hui, nous nous demandons juste si elle avait aimé réellement son mari de son vivant », s‘interroge Claire de Souza.

Réconciliation impossible

Plusieurs démarches ont été entreprises pour rapprocher les deux parties et enterrer la hache de guerre, s’il y en a vraiment, puisque la belle famille de Lucile ne se reproche rien et est toujours restée ouverte à faire la paix. Des chefs traditionnels de Glidji et de Zowla ont joué leur partition dans ce registre, dame Lucile a été convoquée par trois fois, mais toutes les tentatives sont restées vaines.

Les deux parties ont même comparu devant le trône du chef Mitton au Bénin, toujours dans l’optique d’allumer le calumet de la paix et sauvegarder la quiétude entre les deux familles. Ce chef traditionnel de Ouidah a exigé de dame Lucile Assogba des excuses à l’endroit de la famille de Souza pour tout ce qu’elle a fait endurer à son mari jusqu’à sa mort, mais celle-ci est restée inflexible.

Rendez à César ce qui est à César

« Il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », lance Claire de Souza, pour réaffirmer la détermination des héritières de Têko-Lo épouse de Souza à retrouver tous leurs droits. « Ce que notre mère a payé de son propre labeur, il faut le lui remettre, voilà ce que nous demandons. », exige Claire.

La justice togolaise sera-t-elle leur dernier rempart contre la cruauté et l’insensibilité inqualifiables de Lucile? That’s the question !

One thought on “Justice/Expulsion : Lucile Assogba s’approprie une maison de sa belle-mère

  1. Cette Dame Lucile est mentalement dérangée.
    Si elle a de progénitures c est une grande malédiction qu ‘elle attire sur elle -même et ses enfants.
    Une maison familiale en aucun endroit du monde n appartient pas à une belle fils. Et les juges qui l ‘ on épaulé dans ses dérapages macheaveliques et immoraux ont appris le droit sous le bananier? Ecouter on ne s approprie pas les biens de sa belle famille si on est animé d un esprit de cupidité vorace. Aller chercher de quoi est mort son mari et vous allez trouver la réponse.

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