FTF / Guerre de tranchées de la presse béninoise contre Guy Akpovy (Le Bénin, base arrière d’une tentative d’atteinte à la sûreté de la FTF ?)

Une odeur de soufre semble planer sur le football togolais, mais curieusement, le vent vient de l’Est. Depuis quelques jours, les kiosques à journaux du Bénin voisin sont devenus le réceptacle de diatribes médiatiques sans précédent contre la Fédération togolaise de football (FTF). Entre injonctions fantaisistes et mises en garde sérieuses, l’analyse des faits suggère une réalité bien plus sombre : une cabale savamment orchestrée depuis l’extérieur, visant à déstabiliser une institution qui a réussi à consacrer la stabilité comme caractéristique majeure.

Tout commence par l’offensive de La Nouvelle Marche, un journal pirate qui n’a aucune existence légale. Dans son édition de février 2026 (N°117), ce magazine titre sans ambages : « Le public exige la démission de Guy Akpovy et réclame Mey Gnassingbé à la tête de la FTF ». Un titre choc, mais qui soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponses. L’incongruité saute aux yeux. Qui est ce « public » ? Où sont les preuves d’une telle exigence ?

L’article, qualifié par certains observateurs d’« imposture journalistique », tente de construire une réalité parallèle, hors sol, fondée sur des suppositions, des élucubrations et des intentions présidentielles prêtées sans fondement à Mey Gnassingbé. Cette tentative d’opposer des figures du sport et de la vie publique togolaise sent à plein nez la manipulation de commande, une intoxication mal déguisée pour forcer un destin que les urnes fédérales n’ont pas dessiné.

En face, la riposte ne s’est pas fait attendre ! Le Pays Émergent démonte l’entreprise de démolition de son confrère dans son numéro 2465 du 30 janvier 2026, par une analyse plus structurelle : « Pourquoi la gestion du Colonel Guy AKPOVY dérange-t-elle ? (Faure GNASSINGBÉ doit éviter de tomber dans les pièges des crisologues) ». Le journal y salue une gestion apaisée, mettant en avant la stabilité institutionnelle retrouvée, la tenue régulière des activités statutaires et une gouvernance financière certifiée par la CAF et la FIFA. L’article dénonce les « crisologues », ces acteurs tapis dans l’ombre qui, via les réseaux sociaux et certains médias, chercheraient à attenter à la sûreté enviable de la FTF.

Entre ces deux lignes éditoriales, le paradoxe est patent comme le nez au milieu du visage ! La presse béninoise se déchire sur des enjeux qui lui sont étrangers, alors que le football béninois regorge de chantiers cruciaux qui mériteraient logiquement une véritable exposition médiatique.

Le Bénin, base arrière des détracteurs de la FTF ?

Pourquoi une telle effervescence, un tel intérêt soudain de l’autre côté de la frontière ? La stratégie semble claire : faute de pouvoir ébranler la FTF de l’intérieur, les détracteurs du Colonel Guy Akpovy auraient choisi le Bénin comme base arrière pour lancer des missiles médiatiques pour déposer Guy Akpovy et son équipe. De toute évidence, la stabilité dérangerait ceux qui croient fermement que le chaos est plutôt un cadre de prospérité.

Mise en garde contre la fibre “crisogène”

L’heure est à la vigilance. Ceux qui ont la fibre crisogène en bandoulière, tapis dans l’ombre à Lomé, Cotonou ou ailleurs, doivent comprendre que le football togolais n’est plus un terrain de jeu pour apprentis sorciers. Vouloir déstabiliser la FTF aujourd’hui, c’est vouloir ramener le Togo aux heures sombres des querelles byzantines et des sanctions internationales.

L’appel lancé au président du Conseil, Faure Gnassingbé, est clair : ne pas céder aux chants des sirènes de ces « crisologues » qui tentent de masquer leur ambition de nuire, et d’accéder aux instances de la FTF, derrière de prétendues revendications populaires.

La stabilité de la FTF est un acquis précieux ; la briser sur l’autel d’intérêts personnels serait une faute historique.

Vigilance, vigilance !

Yves Galley