Consultations électorales 2024/ Des partis politiques attendent leur récépissé depuis plus de trois ans; le ministre Awate interpelé

Les togolais seront conviés courant premier trimestre de cette année 2024 à exercer leurs devoirs civiques en se rendant dans les urnes pour le compte des élections régionales et législatives. Des partis politiques en constitution, ayant rempli toutes les formalités requises, attendent indéfiniment l’autorisation officielle d’exercice de leurs activités sur le terrain, mais restent bloqués par la non délivrance du précieux récépissé.

Au ministère en charge de l’Administration Territoriale, de Payadowa Boukpessi au Colonel Hodabalo Awate, c’est le statu quo sur cette question. Et pourtant, les fondateurs de ces partis ont été retournés dans tous les sens pour se conformer strictement aux dispositions de la loi n° 91-04 du 12 avril 1991 portant charte des partis politiques modifiée le 24 mai 2022.

”Nous avons introduit notre dossier d’après les dispositions de la loi existante. Plus de trois ans après, il nous a été demandé de nous conformer aux nouvelles dispositions en vigueur après la modification de la loi. Principalement, nous devions revoir le nombre de membres fondateurs du parti politique qui est passé de 30 à 60, les membres devant provenir des 2/3 au moins des préfectures. Il a été demandé à certains de modifier leur dénomination. Tout ceci a été fait avec célérité. Et depuis, nous attendons vainement le récépissé. Or nous continuons par payer gratuitement les loyers du siège social du parti, une autre condition imposée par la loi. Nous avons pris les dispositions nécessaires pour participer aux élections qui arrivent, mais nous ne savons pas pourquoi le ministère refuse de délivrer les récépissés depuis des années alors que les dossiers ne souffrent d’aucune irrégularité”, fustige le président d’un parti politique en gestation, qui a requis l’anonymat.

Pour ce dernier, la participation aux élections législatives a été retenue comme un des premiers objectifs de son parti, malheureusement le défaut de récépissé fausse tout, d’où sa déception. Même si les textes ne précisent dans quel délai le ministère doit donner suite aux dossiers enregistrés, rien ne justifie leur mise au placard, surtout qu’aucun texte, jusqu’ici, n’interdit clairement la création de partis politiques au Togo.

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