AIPS Sport Média Awards 2025 : l’AJST célèbre la consécration continentale de Dzotoglo et Attipoe

L’excellence et l’exigence professionnelle célébrées par l’Association des journalistes sportifs du Togo (AJST), après la consécration continentale de deux de ses membres.

Le 27 avril, la Nation togolaise tout entière se rassemblait pour célébrer le 66e anniversaire de son indépendance. Dans un discours programmatique, le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, rappelait avec force une vérité qui dépasse largement le seul champ politique : « L’indépendance ne se résume pas à une date. Elle ne se résume pas à un symbole. Elle est une exigence de tous les jours. » Une exigence qui, pour être réelle, « se mesure à la solidité de nos institutions, à la vitalité de notre économie et à la cohésion de notre société », mais aussi à la capacité de ses filles et de ses fils à exceller, à produire par eux-mêmes et à porter haut les couleurs nationales sur la scène internationale.

C’est précisément cette indépendance-là, concrète, exigeante et démontrée chaque jour, que le journalisme sportif togolais vient d’incarner avec éclat. Après le 88e Congrès de l’Association internationale de la presse sportive (AIPS), tenu en Suisse du 9 au 14 avril dernier, où les meilleures productions mondiales ont été distinguées, les classements par continent ont été dévoilés le 25 avril. Et l’Afrique a parlé. Le Togo y a fait une entrée remarquable, porté par le talent et la rigueur de deux de ses journalistes.

L’Association des journalistes sportifs du togo (AJST) s’est dite « heureuse et honorée » de constater la présence de deux confrères dans le classement africain des AIPS Sport Média Awards 2025. Une fierté légitime, car ces distinctions ne sont pas le fruit du hasard. Elles sont le résultat d’un travail opiniâtre, d’une quête permanente de l’excellence et d’une maîtrise des formats journalistiques les plus exigeants.

Manu Dzotoglo, la révélation du documentaire vidéo

Dans la catégorie reine et hautement concurrentielle du « Documentaire Vidéo », Manu Dzotoglo a décroché la 4e place africaine. Son documentaire, intitulé « Le mysticisme dans le sport au Togo », a visiblement marqué les jurés par sa profondeur, son originalité et sa démarcation éditoriale. Traiter du mysticisme dans le sport, sujet aussi tabou que fascinant, exige une rigueur journalistique irréprochable pour informer sans sombrer dans le sensationnalisme. Dzotoglo y est parvenu, offrant une production qui non seulement documente une réalité socioculturelle prégnante, mais élève aussi le débat. Cette place de 4e sur le continent est la preuve que le journalisme sportif togolais peut se mesurer aux meilleurs sans complexe.

Edem Attipoe, le biographe des destins sportifs

Dans la catégorie « Profil d’Athlète », Edem Attipoe s’est hissé sur le podium continental en décrochant la 3e place. Sa production « Que sont-ils devenus ? » est un exercice de mémoire et d’humanité. Dans un monde médiatique souvent obsédé par le direct et la performance, Attipoe a choisi de regarder dans le rétroviseur pour raconter la suite de l’histoire. Il donne des nouvelles de ceux qui ont fait rêver la Nation, rendant leur dignité à des parcours parfois oubliés. C’est un rappel puissant que le sport ne se résume pas aux exploits du jour, mais qu’il est aussi un roman dont chaque chapitre mérite d’être écrit avec soin. En cela, son travail fait écho à l’appel présidentiel à « répondre aux attentes de la population » par des résultats tangibles ; ici, une production qui répond à une soif de sens et de lien social.

Le sacre d’un écosystème vertueux

Ces succès individuels sont aussi le reflet d’un effort collectif. Le Bureau exécutif de l’AJST, sous l’égide de son dynamique président Sylvestre Gounoubou, mène depuis des années un travail de fond pour structurer, former et promouvoir le journalisme sportif togolais. En exhortant les lauréats à « redoubler d’efforts afin de faire mieux les prochaines fois », l’AJST inscrit son action dans une dynamique de progrès continu. Une exigence qui n’est pas sans rappeler celle formulée pour le pays tout entier : protéger les fondations, rassembler les acteurs autour d’un idéal commun, et transformer la profession.

Car promouvoir le journalisme sportif, c’est aussi renforcer les institutions médiatiques, lutter contre les inégalités de formation, améliorer les conditions de travail et créer le cadre pour que le talent togolais puisse non seulement éclore, mais aussi rayonner durablement.

À l’heure où le Togo trace sa feuille de route pour les prochaines années autour du tryptique « Protéger, Rassembler, Transformer », les journalistes sportifs togolais apportent la preuve éclatante que cette transformation est déjà en marche dans les médias.
Manu Dzotoglo et Edem Attipoe font la fierté de la Nation et placent la barre très haut pour l’avenir.