Ambiance de feu au Maracanã : la Seleção écrase le Panama (6-2) et envoie un signal fort au Maroc

À moins de deux semaines du coup d’envoi du Mondial 2026, le Brésil de Carlo Ancelotti a fait s’enflammer Rio de Janeiro en surclassant le Panama. Une démonstration offensive qui résonne comme un avertissement direct pour les Lions de l’Atlas, leurs adversaires du 13 juin prochain.

Le temple du football mondial a vibré une dernière fois avant le grand départ. Pour son ultime match sur le sol brésilien avant de s’envoler pour les États-Unis, la Seleção n’a pas fait dans la dentelle en infligeant une correction (6-2) à une vaillante mais impuissante équipe du Panama. Si ce match amical avait des airs de fête d’adieu pour les supporters de Rio, il s’est surtout transformé en une redoutable démonstration de force collective.

À quelques jours d’affronter le Maroc pour le choc d’ouverture du Groupe C au MetLife Stadium, les Brésiliens ont envoyé un message limpide : même sans Neymar (actuellement blessé au mollet), l’armada offensive est terrifiante.

Le show Vinícius, la profondeur d’Ancelotti

Il n’a fallu qu’une poignée de secondes à l’enfant du pays, Vinícius Júnior, pour faire chavirer le Maracanã en ouvrant le score dès la première minute de jeu. Malgré une égalisation surprise et un peu chanceuse du Panama sur un coup franc dévié de Murillo (14e), la supériorité technique et l’intensité des quintuples champions du monde ont rapidement douché les espoirs des Canaleros. Casemiro, d’un coup de tête rageur avant la pause (39e), a redonné l’avantage aux siens.

C’est en seconde période que la démonstration a pris des airs de rouleau compresseur. Carlo Ancelotti a profité de l’occasion pour procéder à une revue d’effectif quasi totale, prouvant au passage la profondeur folle de son banc. Les remplaçants s’en sont donné à cœur joie : le jeune Rayan, Lucas Paquetá, Igor Thiago et le capitaine Danilo ont tour à tour trouvé le chemin des filets, malgré un second but anecdotique mais superbe du Panaméen Harvey en fin de match.

Vingt tirs tentés, douze cadrés : le festival offensif brésilien a rappelé que la Seleção reste un monstre sacré du football mondial lorsqu’elle joue avec cette liberté et cette verticalité.

Un avertissement pour Mohamed Ouahbi et ses hommes

Si le Panama a parfois réussi à bousculer le bloc brésilien en première période — exposant de légères failles défensives que le sélectionneur italien devra gommer —, le message global est envoyé à Rabat. Le Maroc, demi-finaliste du dernier Mondial, sait exactement à quoi s’en tenir pour son entrée en lice le 13 juin.

Les hommes de Mohamed Ouahbi, qui avaient réussi l’exploit de battre ce même Brésil en amical en 2023 (2-1), feront face cette fois à une tout autre bête. Une équipe revancharde, sûre de ses forces et portée par une jeunesse affamée (incarnée par Vinícius, Rayan ou encore Endrick, entré en cours de jeu). En dynamitant le Panama de la sorte, le Brésil a prouvé qu’il était déjà en mode compétition.

Aux Lions de l’Atlas de préparer le bouclier, car le choc du 13 juin s’annonce d’une intensité volcanique.