Ce mardi 30 décembre, le Palais de la Marina ne sera pas seulement le théâtre d’une tradition républicaine ; il deviendra le sanctuaire où s’écrira, en lettres d’or, le premier chapitre protocolaire de la Ve République.
Sous le ciel de Lomé, la cérémonie de présentation des vœux au président du Conseil s’annonce comme une symphonie de symboles, une chorégraphie institutionnelle où chaque pas compte et chaque regard valideront l’ordre nouveau.
Dès 08 heures 30, l’effervescence des grands jours saisira la capitale. Mais au-delà du faste, c’est une véritable « géométrie du pouvoir » qui se dessinera sous les lustres du Palais.
Kodjo Adedze : premier parmi les pairs
Cette présentation des vœux au président du Conseil n’est pas qu’une simple formalité, mais le reflet de la nouvelle architecture institutionnelle du Togo, s’en tenant à l’ordre de préséance des institutions destiné à établir la hiérarchie protocolaire lors des cérémonies officielles.
L’ordre de passage des différentes délégations, rendu public ce soir, magnétise fort les attentions. Kodjo Adedze, le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’urbanisme et de l’habitat est désigné pour ouvrir la marche des délégations ministérielles. Un choix qui résonne comme un coup de tonnerre dans le ciel des spéculations. En occupant cette position de « tête de proue », Kodjo Adedze s’affirme comme le « premier des ministres » après le président du Conseil.
Son ministère, véritable colonne vertébrale du développement national, chapeaute des secteurs stratégiques. Cette primauté protocolaire vient rappeler cette vérité de Cardinal de Retz : « On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment. » Ici, l’ambiguïté n’a plus sa place : la hiérarchie est claire. Si l’ordre protocolaire est souvent un langage muet, celui concocté pour la cérémonie de demain parle avec une clarté limpide.
Le bouclier de la vérité contre les vents de la calomnie
Ce privilège exceptionnel, s’il en était encore besoin, vient clore maints débats insensés. Depuis trop longtemps, les officines de l’ombre et leurs mercenaires de la plume et de la voix tentent de broder le roman d’une rivalité imaginaire entre le ministre Adedze et le président du Conseil, en toile de fond des supposées ambitions présidentielles collées à coup de calomnies à cet homme d’Etat. Il fallait cette clarté protocolaire pour dissiper les brumes de la médisance.
Faure Gnassingbé en compagnie de Kodjo Adedze le 14 février 2020 à Agbelouve lors de la campagne présidentielle
En le présentant comme un « prétendant au trône », ses détracteurs espèrent le rendre dangereux, le présenter comme une menace à Faure Gnassingbé, pour sans doute l’éloigner du premier cercle du pouvoir. Mais la réalité semble réduire à néant toutes les machinations. Voir Kodjo Adedze conduire les délégations ministérielles devant le président du Conseil est la preuve d’une confiance renouvelée et d’une loyauté indéfectible reconnue. Loin d’être un rival, il s’impose comme le collaborateur le plus proche, le pilier sur lequel repose l’exécution des grands chantiers de la Ve République. De quoi faire rougir, une fois de plus, ceux qui parient sur la division.
Une nation à l’unisson du renouveau
La cérémonie verra également défiler l’ensemble des forces vives de la nation, structurées selon un ordre rigoureux, incluant les Institutions de la République telles que la Présidence, l’Assemblée nationale, le Sénat et les Cours souveraines, les forces morales et traditionnelles représentées par les confessions religieuses et la chefferie, ainsi que le secteur privé, les partis politiques et la société civile, démontrant ainsi une adhésion totale au nouveau cadre constitutionnel.
Cette première présentation des vœux sous la Ve République annonce une ère de stabilité où les ambitions sont tournées vers un seul but : servir la nation.
Yves Galley
