Le 22 avril 2025, la ville de Badou, dans la commune de Wawa 1 située dans la région des plateaux à 245 km au nord-ouest de Lomé, a vibré au rythme du lancement officiel du projet FICOL (Financement des collectivités locales), une initiative ambitieuse qui promet un développement urbain innovant.
La cérémonie a rassemblé, sous un ciel clément, symbole d’espoir, un parterre d’autorités et d’acteurs clés, témoignant de l’importance de ce projet pour la région. Parmi les personnalités présentes, on note le préfet de Wawa, représentant le ministre de l’Administration territoriale, les maires des communes de Wawa 1, Wawa 2, et Wawa 3, l’ancien ministre Kossi Lamadokou ainsi qu’une délégation du Département de la Vienne en France.
Financé à hauteur d’un millions quatre-vingt-dix-huit mille cinq cent sept virgule soixante-douze euros (1 098 507,72), environ sept cent vingt millions cinq cent soixante-treize mille huit cent vingt-huit (720 573 828) FCFA par l’Agence française de développement (AFD), le Département de la Vienne (France) et la Commune de Wawa 1, le projet FICOL incarne une coopération décentralisée exemplaire entre la France et le Togo. Cette collaboration, qualifiée de “jumelage fructueux” par le chef de projet Ossobe Firmin, trouve ses racines dans un partenariat initié en 2019 et façonné par les efforts conjugués d’acteurs locaux et internationaux.
Le projet FICOL s’articule autour de trois axes majeurs, répondant aux défis cruciaux auxquels la ville de Badou est confrontée :
1. Adressage urbain : le recensement des voies, l’attribution de noms de rues et la numérotation des habitations, visant à faciliter la mobilité et à optimiser la gestion municipale.
2. Gestion des déchets : la mise en place d’un système de collecte, de tri et de recyclage des déchets solides, incluant la construction de deux centres de tri et d’un site d’enfouissement, pour promouvoir un environnement sain et lutter contre l’insalubrité.
3. Radio communautaire : déjà opérationnelle après des tests techniques, elle servira de plateforme d’information, de communication de proximité et de renforcement de la cohésion sociale.
Le Maire Assamoah Yao Ogah a souligné l’impact concret du projet pour la population, détaillant les équipements acquis et en voie d’acquisition grâce au financement, notamment un bulldozer, une chargeuse, des camions bennes, des motos et des tricycles pour la collecte des déchets.

Deux centres de tri et un centre d’enfouissement seront construits dans le cadre de la gestion des déchets avec la mise en place, des dispositifs de fabrication de compost à mettre à disposition des paysans sous forme d’engrais verts.
« A ce jour en dehors des mobiliers et du traitement acoustique du studio et de la salle technique, nous pouvons assurer que la radio rurale a fait son premier test et est opérationnelle. Il ne reste que le OK de l’autorité pour la lancer définitivement », annonce le maire.
“Ce projet créera des emplois locaux et améliorera durablement notre cadre de vie“, a-t-il affirmé, tout en saluant vivement l’appui technique du géographe Dr Kokou et de l’environnementaliste Dr Samaro Armand, acteurs clés dans la conception du projet.
Mme Sybil Pécriaux a rappelé que “l’AFD exige que les projets émanent des territoires”, soulignant ainsi l’importance de la demande locale dans la genèse de FICOL. Elle a par ailleurs annoncé l’arrivée prochaine de lits médicalisés offerts par l’hôpital de Poitiers, illustrant la dynamique de solidarité entre la Vienne et Wawa 1, et a présenté Léa Delbec, volontaire en service civique, qui accompagnera la gestion des déchets pendant sept mois.
Le Préfet Somenou Atsu Yinassé a rendu hommage au chef de l’Etat Faure Gnassingbé pour sa politique de paix « qui permet d’attirer et d’obtenir des financements de ce genre pour le bien-être des populations togolaises », avant d’inviter tous les acteurs à s’approprier ce projet.
Comme perspectives, trois nouvelles conventions seront signées incessamment, étendant le partenariat aux communes françaises de Vouillé et Saint-Martin-la-Pallu.
« A tous les autres partenaires, France Volontaire, la GIZ, la Faitière des communes du Togo, les associations et ONG locales etc., notre commune vous dit un grand merci », a conclu tout ému le maire Ogah, qui rêve d’une ville de Badou modèle au Togo.
