Alors que les régions septentrionales du Togo font face à un stress hydrique sans précédent, le gouvernement passe à l’offensive. Sous l’impulsion du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’urbanisme et de l’habitat, Kodjo Adedze, a entamé ce jeudi 8 janvier 2026 une mission de supervision marathon pour accélérer les solutions d’urgence.
Le pragmatisme en action : du Palais de l’Assemblée au cœur des réalités sociales
Ceux qui suivent le parcours de l’homme ne sont guère surpris par sa réactivité. Kodjo Adedze a érigé le pragmatisme en méthode de gestion des différentes hautes fonctions occupées. Déjà, lorsqu’il présidait l’Assemblée nationale, il n’hésitait pas à troquer le costume de bureau pour les bottes de chantier. L’opinion garde encore en mémoire sa visite mémorable au grand marché d’Adawlato, où il s’était rendu pour toucher du doigt les réalités des commerçantes et s’assurer de l’état d’avancement des travaux de reconstruction.

C’est cette même proximité avec le terrain qui le conduit aujourd’hui à Kara et dans les Savanes. Accompagné du ministre délégué chargé de l’Eau, Séna Alipui, il supervise personnellement le raccordement de nouveaux forages à haut débit au réseau de la Togolaise des eaux (TdE).
« Le président du Conseil ne pouvait pas être informé de la pression exercée sur les ressources hydriques, susceptible d’entraîner un manque d’eau potable dans la région, sans exiger que des équipes soient déployées sur le terrain », a-t-il martelé lors de son inspection.
Des résultats concrets pour soulager les populations
La mission, qui se déroule du 7 au 10 janvier, porte déjà ses fruits. À ce jour, neuf forages stratégiques ont été intégrés au réseau, et de nouveaux chantiers affichent des débits prometteurs. En complément, un dispositif de camions citernes, soutenu par l’armée, assure la desserte des quartiers les plus critiques.

À Kara, Mango ou Dapaong, le ministre Adedze ne se contente pas des rapports théoriques : il échange avec les techniciens et recueille les témoignages des populations. Cette approche directe permet de s’assurer que les instructions données le 31 décembre au Parlement se traduisent par des robinets qui coulent à nouveau, débitant de l’eau en qualité et en quantité.
En joignant ainsi l’acte à la parole, Kodjo Adedze confirme son statut de pilier de l’action gouvernementale, alliant la rigueur du technocrate à la sensibilité sociale d’un homme d’État résolument tourné vers le bien-être de ses concitoyens.
Un grand oral historique devant la représentation nationale
Cette descente sur le terrain fait suite à une prestation particulièrement remarquée du ministre devant l’Assemblée nationale le 31 décembre dernier. Répondant à une interpellation de l’honorable Ahmed Essowavana Adoyi sur la pénurie d’eau à Kara, Kodjo Adedze est entré dans l’histoire politique du pays en devenant le premier ministre de la Ve République à remplir ce devoir républicain devant les élus du peuple.
Devant le Parlement, il a fait montre d’une maîtrise avérée du dossier, exposant avec une clarté technique et une empathie manifeste les causes de la crise. Loin des discours évasifs, il a réaffirmé son engagement à délivrer les populations touchées en apportant des solutions urgentes et soulageantes.
Son diagnostic, sans complaisance, a pointé une baisse drastique du niveau du barrage de la Kozah — passé de 16 mètres à seulement 5,5 mètres en raison du changement climatique — tout en déclinant un plan de riposte immédiat, lequel est immédiatement mis en œuvre.
