Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu en audience le Haut-Commissaire du Canada, Myriam Montrat. Au cœur des échanges : l’élargissement des flux commerciaux et le soutien canadien à la doctrine togolaise de stabilisation régionale.
Parallèlement à son intense activité diplomatique tournée vers le bloc sahélien, le pouvoir togolais s’attelle à consolider ses alliances transatlantiques traditionnelles. Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, s’est entretenu ce samedi 18 avril 2026 avec la diplomate canadienne Myriam Montrat. Une rencontre bilatérale de premier plan qui intervient dans une conjoncture où le Togo cherche activement à diversifier ses leviers de croissance et à sanctuariser ses acquis sécuritaires.
Cette audience met en lumière la convergence d’intérêts de plus en plus marquée entre Lomé, hub logistique d’Afrique de l’Ouest, et Ottawa, engagé dans un recalibrage de sa politique d’aide et d’investissement sur le continent.
Le pivot économique : cap sur la diversification
Au centre des discussions de haut niveau figurait la refonte du logiciel économique bilatéral. Si les deux nations entretiennent historiquement un flux d’affaires régulier, l’urgence est désormais à la diversification des investissements. Le Togo, fort des réformes structurelles de son climat des affaires, aspire à attirer des capitaux canadiens au-delà des secteurs traditionnels.
La diplomate canadienne a exploré avec le chef de l’exécutif togolais de nouvelles passerelles commerciales, visant à arrimer l’expertise technique nord-américaine aux ambitions de transformation industrielle et logistique portées par le Togo.
Sécurité sous-régionale : Ottawa salue le leadership togolais
Dans un contexte ouest-africain fragmenté par les crises politiques et la menace terroriste diffuse, le positionnement de Lomé comme « capitale de la médiation » suscite l’adhésion de la communauté internationale. Myriam Montrat a profité de cette tribune pour saluer officiellement les efforts soutenus du Togo en faveur de la pacification de la sous-région et, plus largement, du continent africain.
Face aux défis sécuritaires transfrontaliers qui menacent la stabilité du golfe de Guinée, la représentante canadienne a réitéré l’engagement ferme d’Ottawa à soutenir les initiatives de paix togolaises. Pour le Canada, la stabilité du Togo demeure la condition sine qua non de son attractivité et de la viabilité des projets de développement sur le long terme.
Éducation, santé et genre : les piliers de l’aide au développement
Au-delà des considérations de realpolitik et de commerce pur, l’axe Lomé-Ottawa reste solidement ancré dans une coopération sociale de proximité. Le Canada réaffirme son rôle de partenaire de premier plan dans l’accompagnement des réformes sociétales au Togo, ciblant trois secteurs prioritaires : l’éducation, la santé globale et l’égalité des genres.
Cette rencontre du 18 avril 2026 consacre la maturité d’une relation bilatérale vieille de plusieurs décennies, démontrant que le Togo réussit le pari d’être à la fois un interlocuteur privilégié des transitions militaires africaines et un partenaire de confiance pour les puissances du G7.
