CAN U17 Maroc 2026 : l’Académie Mohammed VI, matrice de l’excellence du football marocain

Alors que le Maroc vibre au rythme de la Coupe d’Afrique des Nations U17 (13 mai – 3 juin 2026), les regards des observateurs se tournent, une fois de plus, vers la pépinière du football national. Au sein des vingt-six Lionceaux de l’Atlas mobilisés pour hisser haut le drapeau national sur leur propre sol, la présence de quatre pensionnaires de l’Académie Mohammed VI de Football n’a rien d’une coïncidence. Elle s’impose comme la traduction mesurable, concrète et irréfutable d’un modèle d’excellence unique, pensé au plus haut sommet de l’État.

Une intuition souveraine érigée en modèle continental

Pour comprendre la trajectoire d’Ibn Salah Oualid, Boughazir Adam, Harouch Mohamed et Ezzarky Ayman, les quatre pépites qui défendent actuellement les couleurs nationales, il faut rembobiner le fil du temps jusqu’en 2008. À cette époque, le football professionnel marocain cherche son second souffle. C’est la Lettre Royale adressée aux Assises de Skhirate qui va sonner le réveil du sport roi dans le Royaume.
Inaugurée le 28 mars 2010 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, l’Académie éponyme est née d’une ambition claire : doter le pays d’un centre de formation d’élite, capable de rivaliser avec les plus grands standards juridiques, techniques et financiers internationaux. Financée dès le premier jour sur les deniers personnels du Souverain, cette structure est devenue le laboratoire du renouveau national, saluée à maintes reprises par la Confédération Africaine de Football (CAF) comme l’épicentre du savoir-faire africain.

Bâtir l’homme avant le footballeur : l’ADN du succès

Loin d’être une simple usine à champions, l’Académie Mohammed VI repose sur une philosophie managériale et humaniste rigoureuse : former l’homme avant le footballeur. À travers un cursus sport-études intégré, elle prépare les jeunes talents aux exigences du monde professionnel tout en garantissant un cadre académique de premier ordre.

Cette architecture intègre également trois piliers majeurs de la stratégie nationale : d’abord, une prospection de pointe assurant une détection fine des talents dans toutes les régions du Royaume ; ensuite, un perfectionnement continu appuyé par des infrastructures ultramodernes pour polir ces diamants bruts ; et enfin, la valorisation des cadres à travers le renforcement constant des compétences des techniciens marocains.

« C’est une marque de fabrique unique. Une méthodologie globale qui transcende le simple aspect athlétique pour inscrire le joueur dans une dynamique de réussite citoyenne et internationale », souligne-t-on dans les couloirs de la direction technique.

Une lignée de champions : de Doha 2022 à la CAN 2026

Les quatre Lionceaux de l’édition 2026 marchent sur les pas de géants. Ils s’inscrivent dans un héritage prestigieux qui a fini de prouver la viabilité du projet royal à l’échelle de la planète.

L’Académie est en effet le dénominateur commun des plus grandes épopées du football marocain, à commencer par le Mondial 2022 dont les demi-finalistes historiques Youssef En-Nesyri, Nayef Aguerd et Azzedine Ounahi en sont les fiers ambassadeurs, suivi de la CAN U23 2023 marquée par le sacre des champions Oussama Targhaline, Alaa Bellaarouch et Akram Nakach, sans oublier la CAN U17 2025 illuminée par le triomphe de Chouaib Bellaarouch, et enfin le Mondial U20 2025 au Chili où le titre de champion du monde a été décroché par la génération dorée des Houssam Essadak, Yassir Zabiri, Othmane Kountoune, Yassine Khalifi et Fouad Zahouani.

Aujourd’hui, Ibn Salah, Boughazir, Harouch et Ezzarky reprennent le flambeau, porteurs de cette même culture de la gagne et du collectif.

Un fil d’Ariane ininterrompu

Que cette CAN U17 se déroule en partie au sein du somptueux Complexe Mohammed VI de Football ajoute une charge hautement symbolique à l’événement. De Skhirate en 2008 à la pelouse de cette CAN 2026, l’évolution du football marocain se lit comme une trajectoire rectiligne et maîtrisée.

Le sport est ici hissé au rang de priorité nationale, vecteur de développement socio-économique et vitrine d’un Maroc moderne et conquérant. En foulant les pelouses nationales, les quatre Lionceaux de l’Académie ne portent pas seulement un maillot : ils incarnent, avec la fougue de leur jeunesse, la clairvoyance et la réussite de la vision de Sa Majesté le Roi.