Un rayon de lumière en provenance du Togo éclaire les arcanes de la justice africaine depuis le 11 septembre 2025. Le magistrat togolais Sronvie Yaovi Olivier, en effet, a été élu à cette date sus précisée parmi les cinq nouveaux juges de la Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA) de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), pour un mandat de sept ans non renouvelable. Cette désignation, annoncée lors de la 59e session du Conseil des ministres de l’Organisation à N’Djamena, vient couronner le parcours exemplaire d’un homme caractérisé et distingué par sa compétence, son intégrité et son indéfectible attachement à l’indépendance de la justice.
Un parcours judiciaire au service de la nation et du droit
La carrière de Sronvie Yaovi Olivier est jalonnée de postes stratégiques qui témoignent de sa profonde connaissance du droit et de son engagement pour la justice. Ancien président de la Cour d’appel de Lomé, c’est à lui que l’on doit le baptême du nouvel édifice de cette institution, judicieusement appelé : “Le Palais du Renouveau”.
Ce magistrat d’exception a également occupé des fonctions clés telles que directeur de la Législation nationale et président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH). Actuellement conseiller du ministre de la Justice et de la législation, il apportait jusqu’à cette récente élection son expertise au plus haut niveau de l’État.
Une réputation d’intégrité et un engagement pour la vulgarisation du droit
Au sein de la corporation judiciaire, Sronvie Yaovi Olivier jouit d’une solide réputation et d’une estime rare, bâties sur son intégrité et son dévouement indéfectible à la cause de la justice. Sa nomination à la CCJA est perçue comme une reconnaissance de ses qualités humaines et professionnelles.
Son passage à la tête de la Cour d’appel de Lomé a d’ailleurs été marqué par une initiative louable : la création de “Reflets du Palais”. Ce mensuel d’information, destiné à expliquer le droit en langage simple aux profanes, a connu un franc succès et a été un outil précieux pour les justiciables. Sa disparition totale est aujourd’hui regrettée par de nombreux citoyens, qui saluent la volonté du juge Sronvie de rendre la justice plus accessible et compréhensible à tous.
Archives : page 2 de Reflets du Palais N°008 Janvier 2014
Sronvie, un atout majeur pour la CCJA et un honneur pour la justice togolaise
Son élection à la CCJA, aux côtés de juges gabonais, béninois, malien et camerounais, marque une nouvelle étape dans sa brillante carrière. Elle renforce la présence togolaise au sein de cette institution régionale majeure, dont les décisions influencent le droit des affaires en Afrique. Cette nouvelle responsabilité de M. Sronvie est une nouvelle qui réjouit toute la corporation judiciaire et au-delà tous les togolais.
Avec ses multiples missions – juridictionnelle, consultative et arbitrale – la CCJA joue un rôle capital dans l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. En tant que cour de cassation pour les litiges relevant du droit OHADA, elle est la garante d’une application uniforme et saine des lois. Elle a aussi un rôle consultatif essentiel, délivrant des avis aux États et aux juridictions nationales, et administre également les procédures d’arbitrage.
C’est dans ce contexte que l’arrivée du magistrat Sronvie prend tout son sens. Son parcours exceptionnel, marqué par sa rigueur, sa profonde connaissance du droit et son intégrité, est un gage de qualité pour la Cour. Il va apporter son expertise pour veiller à la bonne santé du droit dans le domaine des affaires sur le continent.
Son élection est un symbole fort : il devient le porte-étendard de la justice togolaise à ce haut niveau du droit africain. Il y représentera non seulement le Togo, mais aussi une certaine idée de la justice, caractérisée par l’équité, l’indépendance et la probité.
Yves Galley

