Mustapha Berraf, président de l’ACNOA, se dit fier des représentants et représentantes de l’Afrique aux KJO de Paris 2024. Dans une interview accordée à la revue consacrée à la participation de l’Afrique aux JO Paris, il dit tout sur la participation de l’Afrique à cette compétition, dresse le bilan et les perspectives.
En préambule à cette interview qu’avez-vous à nous dire ?
Je voudrais avant tout exprimer notre Solidarité et nos remerciements au CIO et à notre Président le Dr Thomas Bach pour l’attention et les soutiens dont nous avons été entourés durant ces années passées.
Je crois que l’ambiance exceptionnelle qui règne actuellement au sein du Mouvement olympique et sportif africain nous permet d’affirmer que nos CNO avancent en force. Nous pouvons aussi en toute modestie affirmer que nous avons mené nos projets et
notre plan stratégique avec la rigueur nécessaire, ce qui nous laisse presager que nos résultats sont satisfaisants bien qu’ils exigent de nous davantage d’efforts.
Outre le CIO quels sont vos principaux partenaires ?
En terme de partenariat, nous ne manquerons pas de rendre hommage à certaines Fédérations internationales et à leurs dirigeants à l’instar de celles du Cyclisme, de la Lutte, du Volley, du Basketball, du Canoë Kayak et notre Président de l’ACNO qui s’est
toujours rendu disponible.
Quels sont vos perspectives d’avenir ?
Pour le prochain plan quadriennal de la Solidarité Olympique au profit du Continent Africain, nous aurons des événements et des activités multiples, notamment :
Jeux Africains Egypte 2027
Jeux Africains de la Jeunesse Angola, Décembre 2025
Jeux Africains de Plage Guinée Équatoriale.
Jeux Africains Scolaires Alger juillet 2025.
Cette dernière initiative, en étroite collaboration avec la Fédération internationale des sports scolaires, devrait permettre à nos CNO de surtout engager avec leurs fédérations respectives la détection des jeunes talents et d’envisager ainsi des perspectives d’avenir plus prometteuses. Nous allons aussi nous mettre en action dans la perspective des premiers Jeux Olympiques de e-sport de 2025 au Royaume d’Arabie Saoudite. Une excellente collaboration entre le Comité International Olympique (CIO) et le Comité National Olympique d’Arabie Saoudite est enregistrée et nous connaissons les capacités exceptionnelles de l’Arabie Saoudite.
Avez-vous d’autres projets ?
Nous envisageons, par la même, de mener à bien certaines activités liées à des questions prioritaires comme le développement durable, le Forum Africain des Athlètes, celui de l’égalité des genres et tant d’autres comme la lutte contre le dopage et la préparation pour les Jeux de Dakar
.
Et les Athlètes Africains ?
Nous comptons résolument continuer à soutenir nos athlètes pour obtenir encore davantage de résultats à Los Angeles et aussi terminer notre programme de soutien à certains de nos CNO afin de les doter de Sièges à la dimension des missions qui leurs sont confiées.
C’est-à-dire ? Qu’entendez-vous par doter les CNO de Sièges ?
Nous avons engagé un programme en étroite collaboration avec le CIO de construction et rénovation de Sièges dans certains pays au profit de nos CNO qui doivent travailler dans de bonnes conditions. Ces projets sont pour la plupart en cours de réalisation.
Et la Fondation Olympafrica que vous présidez ?
A ce titre, J’aimerais effectivement rappeler l’utilité socio-éducative de cette Fondation Olympafrica qui regroupe de centaines de milliers d’enfants nécessiteux et pour lesquels nous demandons à tout un chacun de leur accorder un total soutien.
Vous ne pouvez pas imaginer le bonheur de ces enfants défavorisés quand ils sont en pleine effervescence dans les stades et dans les Jeux. Nous leur accordons toute notre aide et notre soutien. Beaucoup d’entre nous sont passés par ces moments difficiles et nous devons exercer notre devoir vis-à-vis d’eux.
Revenons à la participation des athlètes Africains à Paris ?
L’Afrique participera en force aux Jeux Olympiques de Paris et je peux aisément dire que nous sommes fiers de nos représentantes et représentants ainsi que des origines africaines des athlètes qui concourront pour des pays d’Europe où d’ailleurs.
Nous avons recommandé le fair-play et la fraternité avec tous les peuples du Monde. Notre leitmotiv est que nos athlètes vivent la grande fête du Sport avec sagesse et fraternité.
Quel est votre dernier mot ?
Je voudrais appeler à l’Unité et à la Solidarité en direction de tous les acteurs du Mouvement olympique et sportif africain. L’ACNOA ne va jamais déroger aux règles de l’olympisme édictées par le Comité International Olympique. Nous sommes engagés à poursuivre la mise en œuvre de notre plan stratégique jusqu’à terme. Nous allons lancer de nouvelles perspectives dans le but de dynamiser la pratique du sport à travers le développement des compétences des athlètes et l’organisation de compétitions sportives de haute qualité. L’encadrement des athlètes et techniciens du sport fait partie de nos priorités. Nous irons au bout de nos objectifs ensemble. La jeunesse africaine doit profiter au maximum de ce management axé sur la fraternité et les bons résultats. Notre comportement doit être exemplaire. Enfin, Il sied au nom de notre prestigieuse organisation, l’ACNOA, d’adresser nos sincères félicitations aux autorités françaises, au comité d’organisation et en premier lieu au Président de la République, Monsieur Emmanuel Macron pour tous les efforts qu’ils ont consentis. Paris a réussi son pari et relevé le défi.
Source : L’Afrique à paris N°002
